
Le président de l’association pour la défense des droits de l’homme et des détenus, Pierre Claver Mbonimpa demande qu’un délai supplémentaire soit accordé à la commission d’enquête sur les exécutions extrajudiciaires pour continuer son travail.
Dans un point de presse ce vendredi à Bujumbura, M. Mbonimpa a rappelé que cette commission avait en effet été mise en place par le procureur général de la république pour enquêter les cas de violations des droits de l’homme pendant deux mois.
Ce délai a expiré le 12 de ce mois selon les défenseurs des droits de l’homme. Sans plus de précisions, le procureur général de la république a dit que celle-ci d’ici peu de jours rendra publique les résultats de ses enquêtes.
Au cours de ce point de presse en effet, Pierre Claver Mponimpa a dit qu’au regard des résultats de ces enquêtes de ladite commission, il subsiste un écart énorme entre ses résultats et les attentes de la population. Selon lui, 6 personnes présumées accusées d’exécutions extrajudiciaires sont sous les verrous suite au travail de cette commission. De la part de Pierre Claver Mbonimpa, les exécutants ont été arrêtés certes, mais les planificateurs bénéficient toujours d’une protection.
Pierre Claver Mponimpa a dit que l’APRODH avait inventorié plus 78 personnes mortes dans des circonstances qui restent toujours parsemées de zones d’ombres parce que ces personnes furent exécutées parfois par les autorités qui étaient plutôt appelées à les protéger.
Le Bnub avait relevé une soixantaine de personnes mortes dans des circonstances similaires, a souligné le président et représentant légal de l’APRODH.
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De la part de l’APRODH, si une fois le procureur général de la république n’accorde pas un délai supplémentaire à cette commission, il devrait intimer l’ordre de poursuivre les enquêtes aux magistrats éparpillés dans les parquets de ce pays.
Le procureur général de la république jusqu’à présent ne s’est encore exprimé sur cette doléance. Il a dit qu’il était occupé à autre chose.




