La Forsc exige la libération du président de l’Aprodh pour l’honneur du Burundi

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    A la suite de l’arrestation du président de l’Association pour la Protection et la Défense des Droits Humains et des Prisonniers ; le Forum pour la Renforcement de la Société Civile demande sa libération sans condition. Il dénonce aussi la manière dont ce défenseur des droits humains a été arrêté, manière qui selon le président du Forsc, est réservée aux criminels avérés qui ont refusé de répondre à la justice, et qui ont affiché une intention manifeste de s’en soustraire.

    Vital Nshimirimana a affirmé, au cours d’une conférence de presse de ce lundi, que la mésaventure judiciaire de Pierre Claver Mbonimpa prouve l’existence d’un plan méchamment monté contre lui, l’association qu’il représente ainsi que toute la famille des défenseurs des droits humains.

    « Alors qu’il comparaissait à la police judicaire comme détenteur d’une information susceptible de contribuer à mettre la lumière sur les allégations d’entrainements paramilitaires de jeunes burundais, Pierre Claver Mbonimpa s’est vite retrouvé être un criminel à ranger parmi les ennemis de la nation qui ne méritent rien d’autres que l’arrestation immédiate et l’incrimination à des fortes infractions retenues dans le code pénal burundais » ; a dit le président du Forsc.

    Vital Nshimirimana rappelle que la société civile avait demandé qu’une enquête de haut niveau soit menée face à l’information qui faisait état d’une distribution d’armes, « malheureusement cette demande a rencontré une résistance farouche des autorités du pays qui se sont coalisées pour rejeter l’idée de toute enquête ».

    « Si donc Pierre Claver Mbonimpa doit être entendu, il n’y a aucune raison qui justifie que ce sage défenseur des droits de l’homme aujourd’hui âgée de 66 ans, soit traité de la manière et conduit sous les verrous alors qu’il a régulièrement montré sa ferme volonté de collaborer avec la justice .Il n’est nul doute qu’il a collaboré avec enthousiasme avec la police judiciaire, en témoigne sa comparution à 3 reprises en 10 jours», a précisé Vital Nshimirimana.

    Il rappelle aussi que ce n’est pas la première fois que Pierre Claver Mbonimpa et son organisation ont fait objet d’intimidations et séquestrations. Il indique qu’ils ont été la cible du Ministère de l’intérieur qui a souvent menacé de retirer l’agrément à l’Aprodh ou de désigner lui-même un autre président (octobre 2010). A une certaine occasion a-t-il souligné, les autorités du pays avaient même déclaré que Pierre Claver Mbonimpa fait des cadavres son fond de commerce, « discours déshonorant dont les tenants ne semblent pas avoir fléchi ».

    Le Forsc a aussi déclaré sa ferme solidarité au président de l’Aprodh, sa famille ainsi que toute la famille des défenseurs des droits humains. Il défie plutôt toute autorité dont le rêve est de faire taire les défenseurs des droits de l’homme.

    Le président de l’Aprodh a été arrêté jeudi dernier vers 0h (heure de Bujumbura) à l’aéroport international de Bujumbura. Il a passé la première nuit au cachot de la police judicaire, avant d’être transféré à la prison centrale de Mpimba vendredi dernier. Il est accusé d’avoir tenu des propos de nature à perturber les relations entre le Burundi et la République Démocratique du Congo, et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. C’est après qu’il ait bel et bien affirmé qu’il détient toutes les preuves sur les jeunes burundais qui ont fait des entrainements paramilitaires en RDC.

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