
Le président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques demande au deuxième vice – président de la république de s’investir pour empêcher que la mesure portant engagement de 5 personnes en violation de la loi burundaise à l’Institut National de Sécurité Sociale ne rentre pas en application.
Au cours d’une conférence de presse de ce mardi, Gabriel Rufyiri a en effet indiqué que l’ancien Directeur Général de l’ l’Institut National de Sécurité Sociale récemment nommé au poste de chef de cabinet civil adjoint du président de la république a engagé 5 personnes au moment où il avait déjà été nommé à cette nouvelle fonction par le président de la république du Burundi.
Selon Gabriel Rufyiri, Irambona Télésphore qui travaille aujourd’hui au cabinet civil du président de la république a été nommé le 28 novembre 2014. En date du 27 de ce mois, il avait apposé ses signatures sur certaines des lettres de recrutement d’une trentaine de cadres et agents de l’INSS.
Cependant, les informations à sa disposition soulignent que Irambona Télésphore a apposé sa signature sur ces documents en date du 28 de ce mois après sa nomination comme chef de cabinet civil adjoint à la présidence de la république du Burundi.
Les numéros de lettres d’affectation de ces personnes montrent effectivement qu’en date du 28 novembre l’une des correspondances portait le numéro 5152. Cette fois la lettre portant affectation de ces personnes,porte le numéro 2852.
Pour l’OLUCOME le mal est qu’il a apposé sa signature sur des documents similaires cette fois ci en choisissant des numéros de dossiers qui normalement devraient venir avant celle du 27 de ce mois.
« C’est une preuve que ce recrutement n’a pas respecté les normes », a- t-il souligné document de preuve à l’appui.
Cette organisation estime par ailleurs que l’INSS n’est pas la seule institution à vivre au rythme de l’absence de transparence dans ce pays en ce qui est des recrutements.
Gabriel Rufyiri a dit que même l’actuel ministre des travaux publics a aussi engagé 50 personnes lorsqu’elle a appris qu’elle quittait le poste de Directrice Générale de Société Burundaise de Gestion Aéroportuaire.
De la part de l’OLUCOME, le problème est davantage posé au niveau de la poste. La poste possède un personnel pléthorique parce que les patrons qui s’y sont succédé ont placé à la tête de cette institution ont engagé les leurs.



