Bubanza! Cinq personnes torturées!

    0
    472


    Cinq personnes ont été sérieusement tabassées à l’aide des fers a béton par les imbonerakure ce lundi au chef-lieu de la province Bubanza. C’était des ouvriers qui travaillaient dans un chantier de l’honorable Juvénal Havyarimana, président du parti au pouvoir dans cette province. Ce dimanche, le patron les a accusé d’avoir volé certains matériaux de construction, des tôles, des fers à béton,…et comme sanction, ils ont été tabassés à l’aide des restes de fers a béton par trois jeunes du CNDD FDD selon le représentant de l’APRODH à Bubanza.

    Ce lundi matin, ils ont été ordonnés de ramener ce qui a été détourné et ils ont nié n’avoir rien volé .Trois jeunes affiliés au CNDD-FDD sont arrivés, les ont enfermés dans l’une des cellules du bâtiment, ont pris des morceaux de fer à béton et ont commencé à les frapper fort, sur les doigts, sur les coudes, un peu partout selon le représentant de l’APRODH à Bubanza qui a constaté les dégâts dans la fraicheur des faits. Bien que le forfait se passe à quelques mètres des bureaux de la police judiciaire et du poste de police, les victimes ont crié au secours mais en vain puisqu’ils étaient enfermés à l’intérieur de la maison en chantier de l’honorable Juvénal Havyarimana qui n’était pas sur les lieux au moment des faits.

    Antoine Icihagazeko représentant l’APRODH déplore le fait que les policiers ont essayé d’intervenir mais les auteurs du forfait ont refusé d’ouvrir expliquant que : « Seul l’honorable pourra récupérer ces voleurs et non quelqu’un d’autre !! ».

    Selon ce défenseur des droits humains, après plusieurs tractations, c’est le procureur de la République qui est finalement arrivé sur les lieux pour sauver les victimes. L’un des bourreaux, lorsqu’il a vu le procureur a échappé, et il est en cavale jusqu’à présent, mais deux autres ont été attrapés et conduits au cachot de police judiciaire à Bubanza même pour interrogatoire selon les témoins sur place au lieu du crime.

    « C’est dommage qu’il y a encore aujourd’hui des gens qui veulent surpasser les instances de sécurité !!Je me suis vraiment étonné de voir ces jeunes imbonerakure refuser aux policiers l’accès à l’intérieur de la maison où criaient les victimes ! Jusqu’à ce que le procureur lui-même y arrive ! », Regrette Antoine Icihagazeko de l’APRODH.

    L’un des officiers de police judiciaire qui a constaté les dégâts nous a appris: « A voir l’état des victimes, c’est vraiment de la « torture ! » et nous avons pu arrêter deux de ces criminels : un certain Mayondi et Niyongere, le troisième s’est évadé ».

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici