L’observatoire national de lutte contre le génocide et autres crimes, bientôt en place au Burundi

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    Le Burundi compte mettre en place un observatoire national de lutte contre le génocide et d’autres crimes internationaux, un projet qui date de 2003 à nos jours. Le ministère de l’intérieur et d la formation patriotique justifie le projet de loi y relatif sur la table de l’assemblée nationale vient donc s’aligner et s’adapter à la Constitution qui régit actuellement la République du Burundi


    L’Observatoire National pour la prévention et l’éradication du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité est régi par la loi de Septembre 2003. Etait stipulé que cet organe anti génocide devrait être composé de 45 membres reconnus pour leur intégrité morale et l’intérêt qu’ils portent à la vie de la nation, particulièrement à la promotion et à la défense de la paix sociale, des droits de l’homme et de la justice.

    D’amblée, l’article 274 de la Constitution en vigueur prévoit que l’Observatoire National a comme mission principale de suivre régulièrement l’évolution de la société burundaise du point de vue de la question du génocide, des crimes de guerre et des autres crimes contre l’humanité ; de prévenir et éradiquer les actes de génocide, les crimes de guerre et les autres crimes contre l’humanité ; de suggérer des mesures pour lutter efficacement contre l’impunité des crimes ; de promouvoir une législation contre le génocide, les crimes de guerre et les autres crimes contre l’humanité, et d’en suivre le strict respect ; de proposer des politiques et des mesures pour réhabiliter les victimes du génocide, des crimes de guerre et des autres crimes contre l’humanité ; de contribuer à la mise en œuvre d’un vaste programme de sensibilisation et d’éducation à la paix, à l’unité et à la réconciliation nationale.

    Outre que l’Observatoire n’est plus fonctionnel depuis ce temps là, la loi qui le régit n’est plus adaptée à la Constitution en vigueur promulguée en Mars 2005, explique le ministère de l’intérieur. D’ors et déjà, le projet de loi mettant en place cet organe figure sur la liste des seize projets de loi qui seront visités et étudiés par l’Assemblée nationale burundaise au cours de ces trois mois de la session ordinaire de juin. Le ministère de l’intérieur, l’auteur de ce texte, explique que ledit projet vient donc s’aligner et s’adapter à la Constitution qui régit actuellement la République du Burundi.

    Selon l’ancien Président Ntibantunganya, la mise en place de cet observatoire national avait tardé. Mais, redoute Ntibantunganya “il faut plus d’attention dans ces jour – ci pour pouvoir initier ce projet, il intervient au moment où le texte auquel on veut s’adapter fait objet de débat fondé sur la nécessité au non de revoir ce texte fondamental, la constitution en vigueur”. A risque de déséquilibre, Sylvestre Ntibantunganya rappelle que la constitution prévoit d’autres conseils qu’il faut mettre en place. Il s’interroger à quand alors la mise en place de haute cours de la justice. Pour lui, la réussite de la mise en place de l’observatoire national chargé de lutter contre le génocide pourrait servir à résoudre la question de génocide qui ressurgit ces derniers jours et à dissiper la peur.

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