LES MAGISTRATS DU BURUNDI TOUJOURS EN GREVE

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    Réclamer justice pour un citoyen n’est pas loin de réclamer les soins médicaux pour un patient. Pour cela, les portes des cours et tribunaux ne devraient pas rester verrouillés pour tous requérants. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui au BURUNDI, où les magistrats poursuivent la grève illimitée. Est cela se passe au grand dam du citoyen ayant un dossier actuellement en justice ; sans lueur d’espoir pour son sort.

    D’aucun n’ignore que la justice fait partie des trois pouvoirs caractéristiques à tout Etat de droit. Et comme l’union fait la force, l’inertie d’un de ces pouvoirs paralyse l’ensemble d’un système étatique. L’inertie actuelle de la justice burundaise ne devrait pas nous rappeler ces méandres notamment la lenteur dans le traitement et suivi des dossiers quand bien même elle fonctionnait.

    A chaque mouvement de grève entamé par les magistrats, ces derniers voudraient bien être entendus par l’Etat au titre de leur employeur et en tout état de cause trouver un consensus pour l’intérêt des citoyens. Mais a l’heure actuelle, cette étape tant attendue n’est pas encore franchie.

    Une chose est sure, un bras de fer est déjà engagé entre les magistrats et le Gouvernement burundais et les conséquences sont légions : les dossiers en justices s’accumulent dans les tiroirs des magistrats ; les prisons et les cachots regorgent de plus en plus des détenus, car seule la voie d’entrée est autorisée pour ces gens. Ou serait la justice aujourd’hui ?

    Depuis un certain temps, l’ombudsman burundais, s’est impliqué activement dans la résolution de quelques conflits, quel qu’en soit l’enjeu.

    D’aucun pourrait alors se demander s’il n’a pas encore vu la nécessité d’intervenir dans ce différend entre les magistrats et l’exécutif burundais.
    Il est plus qu’urgent que chacun en ce qui le concerne agisse pour l’intérêt de la population qui ne sait plus à quel saint se vouer. Ici nous interpelons essentiellement, l’institution de l’Ombudsman, les magistrats eux-mêmes, le parlement et le gouvernement, ce dernier sachant surement que la justice fait partie de ses droits régaliens qu’il ne pourrait en aucun cas céder aux privés.

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