
« Les autorités burundaises devraient cesser d’exercer des pressions accrues sur les journalistes», ont déclaré ce lundi 21 novembre 2011, Human Rights Watch et le Comité de protection des journalistes (Commitee to Protect Journalists).
« Au cours des dernières semaines, des journalistes ont été convoqués de plus en plus fréquemment pour interrogatoire par les autorités du parquet, en réaction à des émissions de radio impliquant des agents de l’État dans des atteintes présumées aux droits humains», lit-on dans un communiqué signé par la HRW et le CPJ.
« Nous sommes profondément préoccupés par la récente escalade dans l’intimidation des médias au Burundi», a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch cité par le communiqué conjoint du CPJ et HRW.
« Cette attaque contre la presse libre rend pratiquement impossible le travail des journalistes souhaitant réaliser des enquêtes et des reportages de manière indépendante», a-t-il conclut.
Rappelant les faits dans ce communiqué, les deux organisations internationale des droits de l’homme et des journalistes disent que «le 8 novembre, Bob Rugurika, rédacteur en chef de RPA, et Patrick
Nduwimana, rédacteur en chef de Radio Bonesha FM, ont été convoqués au parquet de la mairie de Bujumbura et ont été interrogés relativement à ces émissions», rappelant aussi que le rédacteur en chef de la Radio Isanganiro, Patrick Mitabaro a quant à lui comparu le 15 novembre 2011.
« Ces déclarations menaçantes semblent avoir été conçues, non seulement pour intimider les journalistes, mais aussi pour augmenter la pression sur eux afin qu’ils changent leurs lignes éditoriales sous peine de fermeture et même d’emprisonnement», a déclaré Mohamed Keita, directeur de plaidoyer pour l’Afrique au sein du Comité de protection des journalistes, lui aussi cité dans ce communiqué conjoint.
« Ces avertissements semblent préparer le terrain à un usage par le gouvernement de la loi afin de faire taire les journalistes», a-t-il conclut.




