Les avocats rejettent les agents de la documentation comme témoins dans l’affaire Gatumba

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    Les avocats des présumés auteurs du carnage de Gatumba se montrent inquiets du manque de témoins chargeant ces présumés assassins, selon l’un des avocats dans cette affaire.

    « Nous demandons au ministère public de ne plus se servir des agents de la documentation comme témoins » dans cette affaire, a déclaré Me Horumpende Raphaël, ajoutant cependant que le siège avait fait de son mieux pour conduire cette audience publique.

    « On est burundais, on connait des montages qui se font à la documentation » a-t-il accusé, ajoutant que le ministère public devrait plutôt arrêter un certain Mukono, un présumé qui n’a jamais été arrêté mais, qui, selon ce même avocat, vit dans la réserve de Rukoko, “pour que la vérité soit éclatée au grand jour”.

    Lors de l’audience de ce jeudi au parquet, seuls cinq présumés dans l’affaire d’assassinats se sont exprimés, évoquant plutôt la théorie de montage pour les incriminer.

    En attendant, les familles des victimes et des présumés, la communauté internationale vivent dans une impatience totale pour savoir les vrais assassins des leurs.

    La communauté internationale suit de près ce qui se passe autour de ce procès dont les présumés sont accusés d’avoir tué plus de 39 personnes en blésant une dizaine d’autres. Karin Landgren, l’envoyée spéciale des NU au Burundi a promis, ce mardi à New York que le procès de Gatumba sera suivi de près et avec beaucoup d’attention.

    {{Le procès a continué ce vendredi}}

    Comme promis par le siège ce jeudi vers 16h quand le siège a interrompu les auditions, le procès a repli ce vendredi au parquet général de Bujumbura, en présence des familles des victimes.

    Un de membre des corps de sécurité impliqué dans ce dossier a été accusé d’avoir relâché un présumé assassin, qui, selon les témoins, avait participé aussi dans ce carnage.

    Selon les témoin cet agent n’a pas levé le petit doigt pour empêcher l’attaque ou intervenir alors qu’il avait eu des informations depuis longtemps que l’attaque allait avoir lieu, chose que l’accusé ne nie pas.

    Cependant, les avocats trouvés sur place émettent encore leur doute sur la véracité des témoignages de ceux qu’ils qualifient d’agents de la documentation.

    Notons que presque tous les accusés ont chargé plutôt Innocent Ngendakuriyo alias Nzarabu qu’il avait des informations sur cette attaque, mais ont rejeté leur rôle présumé dans cette attaque.
    Le procès va continuer ce lundi à Bujumbura, toujours sous les yeux des familles des victimes qui attendent beaucoup de vérité sur ce dossier.

    Nzarabu pourrait même se défendre ce lundi. Ce vendredi, le siège a écouté la 14ème personne sur les 21 impliqué dans ce dossier.

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