
Il y a 16, plus de 400 personnes ont été massacrées au marché de Kivyuka en commune Musigati de la province Bubanza. Aujourd’hui, ces cadavres commencent à être déterrés suite au travaux de construction de la route Bubanza-Ndora.
Vendredi dernier des ossements d’hommes ont été exhumés et la population de Kivyuka réclame qu’ils soient entérrés dignement et qu’un monument soit érigé en mémoire des disparus.
Jusqu’à maintenant les auteurs de ces massacres ne sont pas encore connus. Toutefois la population de cette localité pointe du doigt les militaires de la position de Musigati ainsi que l’administrateur de cette époque d’être des auteurs de ces massacres. Pour preuve, c’était le jour du marché, l’administrateur est venu accompagné par des militaires dans une réunion de pacification car la situation sécuritaire n’était pas bonne. Il y avait des combats intenses ces jour-là entre rebelles et forces de l’ordre, dans cette localité située tout près de la forêt de la Kibira et la tactique utilisée par les rebelles était de renverser les pylônes électriques en provenance du barrage de Rwegura qui alimente la plus grande partie du Burundi en électricité y compris la ville de Bujumbura pour opérer dans l’obscurité totale. C’est alors que l’administrateur de cette commune les appelés pour une campagne de pacification en vue d’attraper ces malfaiteurs.
Des témoignages recueillis sur place disent qu’aussitôt l’administateur terminé son discours, des militaires qui avaient ceinturé ce marché, se sont mis à tirer dans toutes les directions dans la foule. Des bombes, des grénades, bref toute sorte d’armes ont retenti faisant 430 morts selon l’association des rescapés de Kivyuka. Tous ces cadavres ont été entérrés dans des fosses communes.
Le ministre de l’intérieur Edouard Nduwimana qui avait effectué une descente dans cette localité ce mardi dit que toutes les restes des cadavres découvertes doivent être inhumées dans les cimétières existentes et qu’il n’y aura pas de monuments car un monument national sera construit à l’honneur de tous ceux qui ont été emportés par les différentes crises qu’a connues le Burundi.
Quant à la part des institutions du pays en l’occurrence les militaires dans ces massacres, le ministre Nduwimana dit qu’il faut attendre la commission vérité et réconciliation qui pourra mettre au clair comment les choses se sont passées.




