
Le président de l’Observatoire de lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME), Gabriel RUFYIRI, dénonce les scandales de corruption observés à travers les provinces du pays.
Dans une note transmise au deuxième Vice–Président de la République ce 1er février 2012, Gabriel Rufyiri se réfère à certains cas observés dans certaines provinces, à l’instar de la route Makebuko-Ruyigi, l’hôpital de Gisuru, ainsi que d’autres cas de malversations dans la province de Ruyigi à l’est du pays et Makamba au sud.
La note avertit que la route Makebuko- Ruyigi ( 40,347km) se trouve dans un état de défectuosité dramatique moins de cinq ans après sa réception provisoire au moment où la durée de garantie sans aucun délabrement était de 15 ans.
L’Olucome souligne que la construction de cette route a été émaillée de détournement car 13.350.000 UCB n’ont pas été totalement consommés au regard de l’état actuel de cette route qui laisse à désirer.
L’Olucome s’inquiète du fait que l’entreprise chinoise CNCTPC qui a construit cette route avait même soumissionné pour la construction de la route Gitega-Ngozi, mais sous une autre appellation pour “dissuader l’opinion devant les fautes déjà commises et par conséquent rester crédible.”
Cette organisation de lutte contre la corruption ne comprend pas comment le gouvernement n’a pas encore agi devant un tel cas.
“Devant une telle situation, l’OLUCOME ne comprend pas comment le Gouvernement a été informé de l’état des choses et que par suite il ne s’est inquiété en rien dans la mesure où les responsables de ce chaos restent toujours libre au lieu de les traduire en justice”, lit-on dans cette note.
“L’OLUCOME demande au gouvernement de tout faire pour rétablir le Burundi et les burundais dans leurs droits.
“Il faudrait également que la BAD puisse se saisir sur ce dossier dans l’urgence qui s’impose pour que le coupable retourne les fonds détournés”, insiste toujours l’Olucome.
Cette organisation relève aussi des zones d’ombre dans la construction de l’hôpital de Gisuru qui a été réceptionné provisoirement en 2009, alors qu’il est actuellement envahi par des fissures, moins de trois ans après. Elle souligne également un détournement des médicaments d’une valeur de 12.000000 Fbu et des moustiquaires qui étaient déstinés au district sanitaire de Ruyigi en 2009.
Enfin, l’OLUCOME ne comprend pas le silence du gouvernement devant l’exploitation illégale de la forêt de Samvura à Makamba, exploitation autorisée, selon toujours cette note, par le Gouverneur de la province Makamba en connivence avec l’administrateur de la commune Mabanda en vue d’y tirer personnellement profit.
Devant de tels cas parmi d’autres, l’OLUCOME estime qu’il ya une justice à deux vitesse car ces personnes ne sont pas poursuivies de ces infractions. Elle demande à la deuxième vice- présidence de se saisir de ces dossiers afin d’inciter la justice à faire le travail qui le sien.




