
Le président de l’Aprodh Pierre Claver Mbonimpa s’insurge contre la multiplication des prisonniers politiques ces derniers jours suite à l’arrestation des membres des partis de l’opposition burundaise.
L’Aprodh souligne que, depuis le mois de juin 2011, les effectifs des prisonniers sont passés de 6.000 à 10.000, avec début février 2012.
Selon le président de l’Aprodh, même ceux qui viennent de purger un quart de leur peine et qui se sont bien comporté en prison ne sont pas relâchés, ce qui contribue aussi au surpeuplement des prisons.
La société civile avait souligné, il y a quelques mois, des cas d’exécutions extrajudiciaires des membres des partis de l’opposition, surtout les FNL fidèles d’ Agathon Rwasa.
Les Nations Unies avaient, de leur coté, évoqué au moins une cinquantaine d’exécutions extrajudiciaires en 2011, la majorité étant les membres du FNL pro- Agathon Rwasa.
Le président de l’Aprodh souligne que certains sont tués par certains agents des forces de l’ordre, tandis que certains autres sont mis en prison sur fond d’atteinte à la sécurité de l’Etat.




