Dossier Ernest Manirumva : la justice burundaise est dans le corridor de la tentation

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    « Dossier Ernest Manirumva ancien vice- président de l’Organisation de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques, OLUCOME, est symptomatique sur qualité de la justice burundaise ». Ce sont les propos de 13 organisations de la société civile engagées dans la campagne « Justice pour Ernest Manirumva » dans une conférence de presse qu’elle a animé ce vendredi 9 mars 2012. Selon Pacifique Nininahazwe « la justice burundaise peine à boucler l’instruction de ce dossier et le nombre des victimes de cette lenteur inexplicable reste élevé ».

    A un mois du troisième anniversaire de la mort de cet homme, selon lui, l’expertise de la FBI qui avait été sollicitée par le gouvernement burundais n’a pas été encore explorée. Celle-ci avait montré la nécessité pour la justice burundaise d’auditionner certaines personnalités citées dans ce pays dit- il.

    « Six personnes citées dans la planification ou l’exécution de ce défenseur des droits de l’homme ont été éliminées mais la justice n’a pas encore fait d’enquête alors que tel était son devoir selon ces défenseurs des droits de l’homme», s’inquiètent ces défenseurs des droits de l’homme, indiquant qu’ils ne vont pas baisser les bras face cette lenteur dans ce dossier.

    « J’ai entendu que le porte parole de la cours suprême, Elie Ntungwanayo, nous empêche de parler de ce dossier sur les médias. Nous réclamons uniquement que justice soit faite. Que la justice Burundaise sache que nous sommes psychologiquement, juridiquement et diplomatiquement préparés, nous ne désarmons pas. Nous continuerons jusqu’à ce que la justice fasse son travail avec diligence,» a indiqué le secrétaire général de l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, OAG, Pr Gertrude Kazoviyo.

    La société civile aurait- elle une ambition de porter plainte dans les juridictions étrangères puisque la justice burundaise affiche un manque de volonté dans ce dossier comme l’a reconnu Mbonimpa Pierre Claver, Président de l’APRODH ? Pacifique Nininahazwe dit que la justice burundaise est une institution qui a l’obligation d’être utile à tout le monde.

    « Demain la lie du peuple n’aura pas la possibilité de porter plainte à l’étranger si telle devient une habitude. La justice burundaise doit connaitre une transformation pour être utile aux petits comme aux grands », dit- il. Pour ces défenseurs des droits de l’homme, plus d’un jugeront de la qualité de la justice burundaise dans la façon dont elle aura traité ce dossier.

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