
« Les biens publics sont mal gérés au vu et au su des travailleurs de l’Etat mais ceux qui osent décrier la mauvaise gouvernance, la corruption et les malversations économiques sont persécutés et pris pour des ennemis du pouvoir,» tels sont les propos de Eulalie Nibizi, Vice-présidente de la confédération syndicale du Burundi, COSYBU, lors de la célébration de la fête du travail ce mardi 1er mai 2012.
Dans son discours de circonstance au nom des travailleurs, elle a indiqué que cette fête a lieu dans contexte particulier pour les travailleurs de certaines entreprises publiques, à l’instar de la RPP.
Selon elle, la régie des productions pédagogiques, RPP possède le matériel nécessaire pour fabriquer tous les livres destinés aux élèves de ce pays, mais les marchés publics des livres sont accordés aux autres entreprises des pays étrangers avec son corolaire de conséquences relatives notamment à la sortie des devises.
De la part de Eulalie Nibizi, le personnel de la RPP ne devrait pas être licencié. Le gouvernement devrait tout faire pour le personnel de cette entreprise.
Elle a indiqué que l’Unesco et l’Agence Française et de Développement ont accordé un don pour la fabrication des livres à la RPP mais les Burundais veulent annihiler ce projet. Selon Eulalie Nibizi, un tel comportement relève de l’illogique.
Le président de la république devrait prendre la question en main pour l’intérêt des enfants qui sont à l’école.
Quant à la privatisation des entreprises de l’Etat, elle se fait, selon toujours Eulalie Nibizi, dans beaucoup de zones d’ombres.
Se référant sur le cas récent de la SODECO, Eulalie Nibizi a plaidé auprès du gouvernement de mettre sur pied un plan social dans lequel seraient débattues les conditions de licenciement du personnel dans tout processus de privatisation.
« Avant la privatisation de toute entreprise, le gouvernement, le personnel et le comité administratif de l’entreprise devraient discuter sur le plan social à exécuter avant de les licencier,» a-t-elle dit.
La vice-présidente de la Cosybu a indiqué aussi que le népotisme et la corruption sont des défis pour l’accès à l’emploi de manière transparente. La méritocratie se cherche encore au Burundi, selon cette syndicaliste.




