
Arrêtées le soir de mercredi dernier, ces personnes, dont deux officiers de la police nationale et un agent de transmission venaient d’arrêter un commerçant ressortissant du Mali. Ils ont exhibé un avis de recherche et ont embarqué ce commerçant du nom d’Abdoulaye Soumaré dans une voiture appartenant à un de ces officiers.
Cet homme d’affaire aurait usé de faux papiers pour mettre en vente une parcelle ne lui appartenant pas. Les prévenus lui ont exigé une somme de cinq millions pour sa libération, selon le ministère public. Les négociations se sont arrêtées à trois millions.
L’arrestation est intervenue vers 20h quand ils attendaient la voiture qui amenait cet argent.
Le ministère public accuse tous les cinq d’avoir participé à l’infraction. Mais le chauffeur et l’agent de transmission ont signifié qu’ils ignoraient l’opération et obéissaient aux ordres.
Ces officiers de police ont expliqué qu’ils ont exécuté le mandat délivré par un officier de police judiciaire visant à arrêter ce Malien résident au Burundi. Ce mandat a été remis à ces policiers par un des prévenus proche d’une famille qui se réclame propriétaire de la parcelle.
Le ministère public et les juges ont rejeté cet argument, disant que ces policiers ne sont pas habilités pour exécuter un mandat de justice.
Le procureur a requis une peine de 15 ans d’emprisonnement à tous les prévenus au moment où ces derniers plaident non coupables et demandent d’être acquittés.
L’affaire a été mise en délibéré et le tribunal se prononce dans 24h sur ce procès qu’il a qualifié de flagrance.




