Tué en février 2012, le dossier judiciaire est sans prévenu

    0
    479


    Mathieu Bazira, représentant du parti au pouvoir en commune de Matongo, Moïse Nikobamye ancien administrateur communal a i de Matongo en 1994, Moussa, chargé du service national des renseignement dans la même commune, et quatre autres personnes, ce sont les éléments que la ligue Iteka recommande à la justice de Kayanza d’auditionner au terme de son enquête sur le meurtre d’un défenseur des droits de l’homme dans cette commune le 15 février 2012.

    Au cours d’une conférence de presse que le président de la ligue Iteka a animée ce mardi, Joseph Ndayizeye a dit qu’au mois de mars 2012, cette association a menée des enquêtes dans le souci de produire un document de plaidoyer auprès de la justice pour l’obliger d’arrêter et punir les coupables conformément à la loi.

    Joseph Ndayizeye a indiqué que certaines personnes pourtant essentielles dans la recherche de la lumière autour de ce meurtre n’ont pas été auditionnées au moment où la police a déjà terminé ses enquêtes autour de ce procès.

    {{A l’origine de cet assassinat, un conflit foncier. }}

    Feu Léonard Hakizimana défendait un procès portant sur une propriété foncière entre son fils Melchisédech Izompa qu’il représentait devant le tribunal de grande instance de Kayanza, et la commune de Matongo qui voulait la lui spolier par force.

    Dans toutes les audiences publiques, c’est le représentant du parti présidentiel qui se présentait au nom de la commune à la place de l’administrateur communal, muni toutefois d’aucune procuration ni mandat quelconque.

    Avant même la clôture du procès, le même représentant du Cndd-Fdd en commune Matongo, avec la complicité manifeste de l’administrateur communal et du chef du service des renseignements dans cette commune se sont approprié la propriété et l’ont octroyé à l’association des démobilisés pour exploiter par force.

    Sous menaces de morts et intimidations de toute nature contre la victime qui criait vainement pour que justice lui soit faite, Léonard Hakizimana avait à plusieurs reprises rapporté aux autorités provinciales que sa sécurité était en danger, en témoignent des correspondances qui furent adressées aux autorités compétentes de la part de Joseph Ndayizeye.

    Même le jour de sa mort il avait été avec deux de ces personnes dans un cabaret selon le président de la ligue de droits de l’homme, Iteka. Il demande à la justice de Kayanza de les auditionner pour plus de lumière autour de ce meurtre.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici