
La fraternité des journalistes de la région de l’Afrique de l’Est a exprimé ce jeudi des craintes sur le sort réservé au journaliste burundais Hassan Ruvakuki, en prison depuis le mois de Novembre 2011 et qui attend le verdict ce 20 mai 2012.
L’Association des Journalistes d’Afrique de l’Est, EAJA, qui rassemble les syndicats et associations de journalistes de 10 pays de la région a appelé à la libération immédiate du journaliste affirmant que son arrestation et le procès ont été politiquement motivés et est un affront à la liberté de la presse, peut-on lire dans un communiqué de presse de l’EAJA de ce jeudi.
“Nous avons suivi de près l’affaire et nous sommes convaincus que l’arrestation du journaliste et son procès est politique. Nous demandons instamment aux autorités burundaises à la tête du pays à entendre notre appel et à la communauté internationale de mettre fin à la procédure engagée contre le journaliste et le libérer immédiatement, ” souligne le communiqué, citant le Secrétaire général de l’EAJA, Omar Faruk Osman.
L’Union des journalistes du Burundi (UBJ), une filiale de l’EAJA, a annoncé ce jeudi, que le procès du journaliste et le verdict de la cour en attente avait conduit à “un nuage de crainte et d’incertitude au sein de la fraternité des journalistes locaux.”
Le président de l’UBJ, Alexandre Niyungeko, a déclaré que le procès contre le journaliste s’est élevé à la «persécution des journalistes et une tentative d’intimider les médias(…)”.
En Mars, EAJA a dirigé une équipe de plus de 20 journalistes venus de dix pays de l’Afrique de l’Est, une visite de solidarité au journaliste logé dans une prison éloignée, au cours de laquelle ils ont exigé sa libération immédiate et ont critiqué la justice pour faire trainé ce dossier.
Ruvakuki, avait été arrêté, le 28 novembre, pendant qu’il couvrait les activités du sommet des chefs d’Etats de l’EAC. Ce rapporteur de la radio locale Bonesha FM et Correspondant de la Radio France Internationale, RFI, est détenu dans la prison de Muramvya, après avoir logé, successivement dans les cachots de la documentation nationale, au camp Mutukura, et dans la prison de Ruyigi. Il est accusé de complicité avec des groupes terroristes.




