
La Cours Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples veut discuter avec le Gouvernement burundais pour obtenir de lui « la possibilité pour le Gouvernement de faire la Déclaration spéciale requise par le Protocole de la Cour pour que les individus et les ONG puissent saisir la cour de violations des droits de l’homme », selon un communiqué de presse rendu public ce lundi matin à Bujumbura.
Dans une mission de travail de cette cour, du 21 au 23 mai 2012, l’équipe des hauts cadres de cette cours veut aussi informer l’opinion burundaise, c’est-à-dire la population et les associations burundaise, sur le fonctionnement de cette cour, « et le rôle qu’elle est appelée à jouer en matière de protection des droits de l’homme», selon ce même communiqué.
La cour s’entretiendra des associations de la société civile et surtout sur « le rôle que chacun d’entre eux peut et devrait jouer en vue d’une protection efficace des droits de l’homme », selon toujours le même communiqué.
Le communiqué indique que cette organisation rencontrera aussi la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’homme (CNIDH).
{{La société civile soulagée par l’initiative}}
« C’est une chose importante, il faut que la population burundaise et surtout les organisations de la société civile, aient un parquet de recours,» souligne Jean Nduwimana joint par téléphone.
Selon le patron de l’AJNA, il faut que le Gouvernement saisisse de cette opportunité pour dire oui à la cour et au peuple qui, d’une façon ou d’une autre, a besoin de faire recours à une institution extra-nationale, surtout quand il est lésé par le manque de l’indépendance de la magistrature.
L’AJNA voit déjà en cette initiative le début de la connaissance de la vérité sur certains dossiers, comme la mort d’Ernest Manirumva, la mort des civils en septembre dernier à Gatumba, et d’autres dossiers, qui, selon elle, manquent jusqu’à présent de clarté.
Cette cour africaine des droits de l’homme a déjà fait des séminaires du genre dans pas mal de pays africains, inclus la Tanzanie, le Malawi, le Mali, le Burkina Fasso, l’Ouganda, le Mozambique, le Gabon, l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Ghana. Le Burundi devient donc le 11ème pays dans lequel, la cour entreprend une activité de promotion.




