Les déplacés de guerre ne sont pas disposés au retour sur leurs collines d’origines

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    « Le gouvernement doit se convaincre de sa responsabilité d’assurer une protection des déplacés plutôt que d’user de tous les moyens pour les chasser par force. Il doit aussi respecter leur libre consentement quant au retour dans leurs foyers. » Ce sont les propos du Pr Vénant Bamboneyeho, président de l’association AC Génocide Cirimoso, dans une correspondance rendue publique le 21 mai de cette année sur la problématique des déplacés intérieurs éparpillés à travers le pays.

    Dans cette correspondance en effet, le président de cette association s’inscrit en faux contre l’objectif du président de la Commission Nationale Terres et autres Biens, CNTB, de vouloir faire regagner les déplacés de la guerre de 1993 dans leur milieu d’origine contre leur gré.

    Pour ces déplacés, nombre de difficulté constituent aujourd’hui des entraves pour le retour des déplacés dans leurs collines d’origine.

    Selon lui, les auteurs des crimes qui ont endeuillés le pays font la pluie et le beau temps actuellement. Ils ne s’inquiètent pas de la justice. Les rapports des ONG dénoncent aujourd’hui des cas d’assassinat commis par ceux là qui sont payés pour les prévenir à travers le pays, selon toujours le Pr Vénant Bamboneyeho.

    Il a indiqué que le gouvernement de Bujumbura affiche une volonté de traiter la problématique de la justice transitionnelle hélas sans tellement d’évidence.

    «La vérité et la justice restent les piliers de la réconciliation et de la création d’un climat apaisé au Burundi,» a-t-il souligné.

    Le président de l’AC Génocide, Pr Vénant Bamboneyeho a dit que les autorités devraient se rappeler qu’il lui revient de créer des conditions propices au retour librement consenti dans la dignité et la sécurité.

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