
Human Rights Watch demande au Gouvernement rwandais d’arrêter de collaborer avec le mutin congolais, le Général Bosco Ntaganda, actuellement recherché par la justice internationale, sur son rôle présumé dans l’enrôlement des enfants dans l’armée et groupe armée.
Dans un communiqué rendu public ce jeudi, à Goma (RD Congo), par HRW, cette organisation accuse le Rwanda d’avoir fourni des armes et même des hommes pour l’aider à tenir dans cette mutinerie.
“Le gouvernement rwandais devrait enquêter sur les graves allégations de soutien pour Ntaganda par ses responsables militaires et d’aider le gouvernement congolais à l’arrêter et le transférer à la CPI,” a déclaré Van Woudenberg, chercheuse de HRW, citée par le communiqué de HRW.
Le communiqué de Human Right Watch souligne que Ntaganda et ses hommes ont obtenu, de la part du Rwanda, une permission de faire des va-et-vient entre l’est de la RD Congo et le Rwanda, sans crainte d’être arrêté par Kigali.
«Permettre à Ntaganda de se déplacer dans et hors du Rwanda, sans crainte d’arrestation, envoie un message que le Rwanda ne veut pas vraiment aider à rendre justice aux victimes des crimes de guerre, que Ntaganda et ses troupes ont commis, » a déclaré Van Woudenberg.
En plus d’être recherché sur un mandat d’arrêt de la CPI, Ntaganda est aussi sur une liste de sanctions du conseil de sécurité des Nations Unies, lui interdisant tout déplacement hors du Congo. Dans le cadre des sanctions de l’ONU, le Rwanda – comme d’autres pays – est obligé de «prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le transit par leur territoire de toutes les personnes,” sur la liste des sanctions, conclut le communiqué, citant une source des NU.
Le 28 mai 2012, Jean Bosco Ntaganda avait nié une quelconque paternité avec le Rwanda. Il avait aussi souligné, sur le service des Grands Lacs de la BBC, qu’il n’avait pas l’intention de se rendre, soulignant que La Haye, actuellement à sa recherche, était une machine contre les africains.
Parlant des réactions de la ministre des Affaires Etrangères de Kigali sur le rapport de la MONUC (qui, apparemment, a aussi inspiré le communiqué de HRW), Louise Mushikiwabo avait rejeté fortement le contenu du rapport, soulignant que son pays ne peut pas se transformer en ennemi de la RD Congo alors que les deux pays entretiennent de bonnes «relations».




