Trois leaders de la société civile portent plainte contre Rema FM au CNC

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    Trois organisations de la société civile burundaise Acat-Burundi, Aprodh et le Forsc viennent de saisir le Conseil National de la Communication, CNC, contre un éditorial de la Radio Rema FM du 8 et 9 juin 2012.

    « (…) nous venons de saisir le Conseil National de la Communication pour porter plainte contre la Radio Rema FM suite à la diffusion en dates du 8 et 9 juin 2012, d’un éditorial comportant des propos faux, graves, injustes et diffamatoires à l’encontre des présidents des organisations Acat-Burundi, Aprodh et Forsc,» déclare le Délégué Général du Forsc, Pacifique Nininahazwe.

    Les trois organisations de la société civile rappellent que Rema FM a accusé à tort et à travers, le président de l’Acat-Burundi, Me Armel Niyongere, le Délégué Général du Forsc, Pacifique Nininahazwe et le président de l’Aprodh, Pierre Claver Mbonimpa, de « vouloir le renversement des institutions légitimes, de faire partie d’un groupe d’individus qui se sont donné la mission de détruire le Burundi avec des allures des rebelles ».

    En plus, souligne le trio Acat-Forsc-Aprodh, la radio Rema FM a accusé, dans ces éditoriaux, de « faire partie d’agitateurs animés d’un extrémisme chronique qui ne rêvent que le retour à la guerre », et de « faire la promotion des malfaiteurs ».

    Les trois organisations de la société civile soulignent que l’origine de tout ce malaise est la dénonciation de l’assassinat de Juvénal Havyarimana, membre du MSD tué à Gitega, il y a quelques jours, alors « qu’il aurait été arrêté le 28 mai par des gens en uniforme de police».

    Les plaignants soulignent que cet éditorial a appelé la population burundaise à attaquer les trois responsables, en les comparant aux ennemis de la république.

    Les trois organisations de la société civile soulignent que la radio Rema FM a continué à diffuser l’éditorial malgré l’interdiction du CNC, appelant ainsi à ce même conseil « de prendre le courage à deux mains pour (leur) faire justice ».

    La Rema Fm de son côté semble ne pas avoir peur de cette saisine. Jointe par téléphone, la directrice de cette radio, Nancy Ninette Mutoni, souligne que nul ne peut leur faire changer la ligne éditoriale.

    Cependant, elle ajoute que le geste des trois organisations est salutaire. « Nous avons bien accueilli le geste car ils se sont confiés à un organe que nous reconnaissons,» souligne N. N .Mutoni.

    « On ne peut pas plaire à tout le monde » laisse-t-elle entendre, demandant plutôt aux trois organisations d’avoir le courage d’accepter des informations qui ne leur plaisent pas comme cela peut arriver à n’importe quelle autre personne.

    S’exprimant sur le refuse de sa radio d’interrompre la diffusion de cet éditorial , comme recommandé par le Conseil National de la Communication, la directrice de Rema FM fait savoir que la lettre du CNC « n’était pas claire », et par la suite cette radio a décidé de continuer à diffuser l’éditorial.

    Mutoni souligne que la comparution de cette radio est fixée ce même mardi à 15h à la CNC.

    Les trois organisations de la société civile burundaise s’étaient montrées inquiètes de la mort de Juvénal Havyarimana membre du MSD, tué par des gens qui seraient de la police, selon ces organisations.

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