Trois organisations plaident pour la libération d’Hassan Ruvakuki

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    Le Syndicat National des Journalistes de France, de même que le comité Spartacus des journalistes correspondants de la RFI ont décidé de soutenir Hassan Ruvakuki pour faire des pressions pour que ce correspondant de RFI/swahili soit libéré dans les plus brefs délais.

    « Le SNJ, première organisation de la profession, appelle tous les journalistes français à se mobiliser pour Hassan Ruvakuki, comme ils l’avaient fait pour Moussa Kaka, détenu au Niger pendant plus d’un an, après un procès tout aussi inique », selon un communiqué sur son site internet.

    Le Syndicat national des journalistes (SNJ) dénonce la condamnation à perpétuité prononcée à l’encontre d’Hassan Ruvakuki, correspondant de RFI au Burundi, alors qu’il faisait son travail.

    « Il est urgent que la direction de RFI et au-delà les pouvoirs publics français prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection des employés des filiales de RFI en langues africaines », raconte ce même communiqué.

    Le SNJ, est membre fondateur de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Il proteste contre cette condamnation injustifiée et souligne apporter tout son soutien à « un collègue qui, comme tous ses confrères le reconnaissent, n’a fait que son travail : aller sur le terrain pour collecter des faits, les vérifier et les transmettre au public », selon ce même communiqué.

    Le Comité Spartacus de l’Association des Correspondants de la Radio France Internationale RFI vient également d’accorder son soutien à Hassan Ruvakuki.

    Selon une lettre de soutien adressée aux autorités françaises et à Hassan lui-même, le Spartacus a fait savoir que Cette condamnation est « une injure flagrante faite à la liberté de la presse, aux droits fondamentaux et à la démocratie. Le comité Spartacus, qui rassemble les correspondants de Radio France Internationale, appelle les autorités concernées à tout faire pour que Hassan soit libéré ».

    Ce lundi, lors d’une réunion à Nairobi avec les professionnels des médias en provenance des pays de l’Afrique de l’Est, le vice-président Kenyan, Kalonzo Musyoka, a aussi regretté la condamnation à perpétuité d’Hassan Ruvakuki, correspondant de RFI et journaliste de la Radio Bonesha FM.

    Kalonzo Musyoka regrettait que le Burundi, qui était parmi les grandes démocraties de la Région avec une liberté de la presse avancée, venait de faire un pas en arrière par cette condamnation, dressant ainsi une barrière à la démocratie.

    Ruvakuki a été condamné à perpétuité par le Tribunal de Grande Instance de Cankuzo, à l’est du Burundi, après plus de 200 jours de détention. Il est accusé par le ministère public de collaborer avec les terroristes.

    Son avocat, Me Onésime Kabayabaya regrette de son côté que la greffe du TGI Cankuzo n’a pas encore donné la copie du jugement rendu pour interjeter l’appel.

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