Les revendications salariales ont-elles raison d’avoir lieu ?

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    Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a indiqué à la presse ce vendredi que le gouvernement n’est pas disposé à s’écarter des clauses de payement des arriérés salariales sur la sentence arbitrale de 2008 entre l’Université du Burundi et le gouvernement .

    Cette sentence arbitrale remonte en effet de 2000 à 2007, le personnel de l’université du BURUNDI avait porté plainte en justice contre le ministère de tutelle sur les problèmes de disparité de salaires dans cette institution selon le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

    Tour à tour, le tribunal du travail a accusé le gouvernement de Bujumbura d’avoir manqué à ces obligations en reléguant au second plan ce problème.

    Depuis janvier de cette année, le personnel de l’université reçoit des arriérés de salaires comme le dit le ministre de l’éducation supérieure et de la recherche scientifique.

    Rebondissement. Une catégorie du personnel de cette institution qui se qualifient de lésées demandent que la régularisation ait lieu en fonction de la nouvelle grille mise en œuvre depuis l’application de nouvelle grille salariale, a souligné le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

    Le même groupe qui se qualifie de lésé parle aujourd’hui de deux poids deux mesures dans cette régularisation salariale, a en outre indiqué le ministre Julien Nimubona.

    Le ministre Julien Nimubona est clair sur la question. Il dit que les professeurs de l’Université du Burundi n’ont pas eu d’avantages particuliers sauf que leur régularisation a eu lieu à la manière des autres agents de cette institution. Mais, indique toujours le ministre Nimubona, les docteurs et d’autres enseignants de l’Université méritent une attention particulière parce qu’ils jouent un rôle particulier dans le secteur de l’éducation.

    Il a indiqué que le gouvernement ne peut pas se joindre à ces arguments qu’il qualifie de fallacieux parce qu’ils s’écartent des clauses de 2008 entre le gouvernement et avec le STUB. Pour lui, ce groupe n’a aucune compétence en la matière du fait que les personnes qui apposèrent leurs signatures sur le document de clôture des négociations sont aujourd’hui les mêmes dans ce débat qui aujourd’hui fait remous à l’Université.

    Par ailleurs, a indiqué le ministre, le personnel se partagera une somme de 16,5 milliards de nos francs. Une fois leurs doléances acceptées, le gouvernement qui, actuellement fait face à de problèmes nombreux dans le secteur de l’éducation, risquerait de voir aussi le Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge, CHUK, se lancer dans la dense.

    Une telle situation inciterait le gouvernement à chercher une enveloppe de plus de 11 milliard de francs Bu pour satisfaire seulement les revendications de l’Université du Burundi auxquelles le gouvernement ne s’était pas engagé pendant les négociations de 2008.

    Le même jour une autre conférence de presse des travailleurs de l’Université du Burundi a été empêchée par la police de la Mairie de Bujumbura.

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