
«Nous demandons à la justice burundaise de ne pas céder à ces pressions qui seraient orchestrées par des personnes qui seraient de mèche avec les tanzaniens. Le détenu qui, actuellement est sous les verrous garde avec lui beaucoup de secrets sur les méandres autour de la mort en série dont sont aujourd’hui victimes les albinos aussi bien au Burundi qu’en Tanzanie.
Si une fois les secrets à sa disposition nous sont révélés, l’occasion sera propice aux défenseurs des droits des albinos de savoir les mesures y relatives, ce sont les propos de Kassim Kazungu ce lundi après avoir eu écho d’une probable implication de certaines autorités tanzaniennes dans la plaidoirie pour l’extradition vers la Tanzanie d’un riche commerçant qui a été arrêté , la semaine écoulée alors qu’il venait acheter les restes des parties du corps d’un albinos tué dans la province de Bujumbura Rurale il y a de cela deux mois .
Kassim Kazungu, représentant de l’association Albinos sans Frontière, a en effet indiqué à la presse que cette personne, aujourd’hui sous les verrous n’est pas de nationalité tanzanienne comme certaines personnes l’estiment mais plutôt un Burundais sauf qu’il ait vécu dans ce pays à l’instar des autres.
Pour lui, si une fois elle met en pratique cette préoccupation de certaines personnes qui seraient de nationalité tanzanienne, la justice Burundaise aura manqué à ces responsabilités. Il a indiqué que jusqu’à présent la justice Burundaise est sur une bonne piste dans les enquêtes sur ce dossier car quatre personnes qui sont actuellement sous les verrous ont reconnu sans fard qu’elles ont les mains sales dans la mort de la jeune fille tuée dans la province de Bujumbura Rurale le mois dernier. Chacune de ces personnes avaient un rôle dans cette salle besogne c’est à dire de la mort, au déplacement des parties du corps en passant par la conservation de celles-ci.
Nous avons des échos par exemple que cet homme venait acheter les parties du corps de la fille albinos morte dans Bujumbura Rurale avait sur lui une enveloppe de 10 millions de nos francs dans sa poche a-t-il souligné.
Les albinos vivent dans une peur permanente de la mort au Burundi selon Kassim Kazungu.
Nous avons cherché le porte-parole de la police pour s’exprimer sur ses inquiétudes de Kazungu, mais sans succès. Le gouverneur de la province de Bujumbura, de sa part, dit qu’il faut attendre le rôle de la justice dans ce dossier.
Le porte parole du ministère de la justice a tranquillisé la population Burundaise en disant que le dossier sera traité avec circonspection




