
Patrice Mazoya est locataire de cette prison
La commission nationale d’enquête sur les exécutions extrajudiciaires a pris la décision de mettre sous les verrous Patrice Mazoya , le chef de zone de Nyabitare en commune de Gisuru dans province de Ruyigi mardi de cette semaine suite aux cas d’exécutions extrajudiciaires et de tortures qui ont été infligés contre certains citoyens et qui pèseraient contre sa personne selon ladite commission récemment mise en place par le procureur de la république Valentin Ngendakumana .
Les cas d’infraction notoires qui lui sont reproché remontent en effet vers l’année 2010 à la veille des élections, ce chef de zone qui fut aussi catéchiste de l’Eglise catholique romaine a fait torturer une dizaine de personnes membres du parti FNL de Rwasa Agathon aujourd’hui en exil. L’incident a été décrié par plus d’un selon l’APRODH à Ruyigi cette grogne a hélas été sans effet.
Vers la fin du mois d’aout 2011, 3 personnes originaires de la province de Karuzi furent aussi arrêtées et conduites au cachot de la zone de Nyabikere dans la même commune de Gisuru par cet homme membre du parti au pouvoir. Elles furent le jour suivant retrouvées sur la route qui va de Rusengo vers Nyabitare selon l’APRODH à Ruyigi. Bec et ongle, les défenseurs des droits de l’homme avaient réclamé son arrestation mais sans succès à tel enseigne qu’ils avaient douté d’une main invisible dans ce dossier. Le présumé coupable avait dit qu’il faudrait demander à Moise Bucumi, l’actuel ministre des transports les causes de la mort de ces 3personnes.
Pendant 3 jours ce « responsable » zonal a aussi torturé un jeune homme du nom d’Emmanuel Kimara , lui aussi membre du FNL dans cette zone . Aujourd’hui, il est devenu paralytique au niveau des bras et des jambes suite à cette torture qu’il a subie. Ce dossier aurait été un élément catalyseur de son arrestation car il trainait toujours en justice des sources dignes de foi.
Cette commission a encore 2 semaines pour donner le bilan des réalisations à son actif. Dans l’entre temps, le responsable d’APRODH se dit satisfait de l’arrestation de Patrice Mazoya .




