Exécution extrajudiciaire: abus de langage au Burundi

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    Le procureur général de la république, Valentin Bagorikunda, indique qu’il n’y a pas eu d’exécutions extrajudiciaires au Burundi ces derniers jours comme le font savoir certaines organisations de défenses de droits de l’homme dont APRODOH ces derniers jours.

    Au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi, M. Bagorikunda devait donner le point de vue la commission qu’il avait mise en place pour enquêter sur les cas d’exécutions extrajudiciaires que dénoncent les organisations de défense des droits de l’homme.

    Il a indiqué qu’avant que cette commission ne fasse son travail, ses membres ont d’abord analysé ce qu’est une exécution extrajudiciaire.

    “Une exécution extrajudiciaire est un crime organisé par le gouvernement ou une de ses institutions contre une ou plusieurs personnes. Ces personnes doivent sont ciblées par celui-ci et de manière voulue,” a-t-il indiqué.

    De la part du procureur général de la république, cette définition ne se trouve nulle part dans les textes de lois régissant le Burundi.

    Pour lui, il y a eu certes au Burundi des cas de meurtre mais que l’on ne devrait pas qualifier d’exécutions extrajudiciaires.

    S’exprimant sur les rapports des cas de violations des droits de l’homme, il a dit que les 483 cas d’exécutions qui ont été avancés par l’APRODH ces derniers jours sont sans fondements. Selon Valentin Bagorikunda, le rapport de l’APRODH est bourré d’idées mensongères.

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