Le tambour burundais perd de sa substance culturelle

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    Antime Baranshakiye s’indigne de l’usage abusif du tambour burundais à l’encontre de la culture burundaise qui le reconnaît comme symbole de la royauté.

    Dans un entretien avec la presse ce vendredi, Antime Baranshakiye a indiqué que les burundais utilise le tambour dans des activités commerciales et au cours de différentes fêtes sociales comme les mariages, les naissances et autres en violation des normes culturelles de ce pays.

    «Des groupes se sont organisés aujourd’hui ici et là à travers le pays pour répondre aux besoins de certaines personnes qui exigent la présence des tambourinaires dans les fêtes sociales à condition de recevoir de l’argent », regrette-t-il.

    «Jamais dans l’histoire de ce pays une seule personne ne pouvait pas exiger que l’on batte les tambours en sa présence, sauf le roi seul», déplore toujours Antime Baranshakiye.

    Il indique que les tambours actuellement devraient retentir en présence du président de la République, qui remplace valablement le roi depuis la chute de la monarchie au Burundi.

    Dans le passé, le tambour pouvait aussi retentir en cas de fêtes nationales comme l’Umuganuro, fête des semences au niveau nationale, qui symbolisait aussi l’unité des burundais dans la tradition burundaise.

    Puisque le tambour est le patrimoine culturel important dans la tradition burundaise, Antime Baranshakiye estime que cette valeur culturelle devrait être sauvegardée.

    Le ministre de la jeunesse, des sports et de la culture, Jean Jacques Nyenimigabo, signale de sa part que le ministère dont il a la charge est à l’œuvre pour l’élaboration des lois de nature à favoriser la protection de ce patrimoine culturel.

    Il a dit que le même ministère va d’ici peu proposer le Tambour Burundais comme patrimoine culturel mondial de l’Unesco.

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