
Le journal Le Monde du 20 septembre indique que la Chine et le Japon se disputent deux îlots à savoir les Diaoyu et les Senkaku. Les raisons de la querelle sino-nipponne sont connues de la part de ce journal.
La Chine revendique la souveraineté sur un ensemble d’îlots que les aléas de l’Histoire ont placés sous la tutelle du Japon, peut-on lire dans ce journal. La première les nomme les Diaoyu et assure qu’ils sont chinois depuis la dynastie des Ming (1368-1644). Le second les appelle les Senkaku, que les Etats-Unis ont placés sous le parrainage du Japon en 1972 après les avoir occupés au cours de la seconde guerre mondiale.
Aujourd’hui, le Japon comme la Chine affirme disposer de droits inaliénables sur ces îlots – dont les alentours sont riches en poisson… et sans doute en pétrole et en gaz. Les ultras des deux camps en font une affaire de dignité nationale, ajoute ce journal.
Ce n’est jamais de bon augure entre deux pays dont la mémoire n’a pas effacé les tragédies d’une histoire douloureuse, lit-on toujours dans ce journal.
Depuis quelques jours, Pékin a laissé se déchaîner en Chine une vague de protestations antijaponaises sur le thème des “îles”. Manifestations violentes contre les intérêts nippons dans le pays – usines brûlées, fermées, etc., torrent de colère sur le Net, pendant qu’une flottille de bateaux de pêche chinois se dirige vers les îlots que protègent les gardes-côtes japonais, souligne le journal Le Monde.
De la part de ce journal, l’ire pékinoise aurait été suscitée par la décision du gouvernement de Tokyo de “nationaliser” les îles. Il s’agit de racheter à leurs propriétaires privés, afin que ceux-ci ne les vendent pas à des ultranationalistes japonais. Plutôt un geste d’apaisement en somme, indique encore le journal Le Monde.
Pour des raisons qui tiennent sans doute aux débats internes à la direction chinoise, Pékin a choisi ce prétexte pour déclencher cette campagne à l’encontre de l’un de ses principaux partenaires économiques, ajoute-t-on dans cette publication. S’agit-il de gages donnés au courant le plus nationaliste à l’intérieur du parti communiste chinois ?
Toute cette gesticulation est conforme à la manière passablement agressive avec laquelle la Chine traite ses différends territoriaux avec ses voisins du Pacifique.
Pékin affirme sa souveraineté sur l’ensemble de la zone et s’affiche comme la puissance régionale prépondérante. Ses voisins ont peur et sollicitent l’autre grande puissance des parages, les Etats-Unis.
Le Pacifique abrite un face-à-face stratégique des plus dangereux, selon toujours le journal Le Monde.




