
Les dirigeants de la région des Grands Lacs prennent part ce lundi 8 octobre à Kampala à leur quatrième sommet consacré aux troubles dans l’est de la RDC.
Les présidents de Tanzanie, du Burundi, et de la RDC sont attendus, mais pas le président rwandais Paul Kagame, dont le pays est accusé d’avoir soutenu la rébellion du M23. Sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, le représentera, indique RFI.
Ce sommet se donne pour objectif de donner corps au concept d’une force internationale neutre de 4 000 hommes pour régler la crise ‘ici deux mois.
Elle devrait être déployée avant la fin de l’année sous un mandat de l’Union africaine et des Nations unies, mais le financement de la force et les pays susceptibles de fournir des troupes n’ont toujours pas été décidés indique encore la RFI.
L’efficacité d’une telle force est même remise en cause. Pourtant, pour le Congolais Ntumba Luaba, secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, cette force est la seule solution pour relever les défis du Nord-Kivu.
Les ministres de la défense de la CIRGL , réunis samedi en prélude au sommet , ont analysé le rapport de l’équipe militaire d’évaluation composée de 32 officiers militaires issus des 11 pays membres.
Ceux-ci sont descendus sur le terrain le 22 septembre pour produire un rapport sur la capacité de nuisance des principaux groupes rebelles actifs au nord Kivu et au sud Kivu, dont le M23. Une fois amendé, le rapport des experts militaires, qui se sont réunis à Kampala afin de finaliser leur document, sera présenté aux chefs d’Etats et de gouvernement de la CIRGL.
Il devra orienter les dispositions de la mission de la Force internationale neutre dont la constitution est prévue dans les deux mois à venir le CIRGL.




