
L’herbe dont il est question est une herbe exotique. Elle est arrivée au Burundi grâce à l’Agence Consultative en Ethique de la Coopération Internationale, ACECI qui a travaillé en réseau avec le pouvoir de Bujumbura et le Gouvernement canadien pour que cette culture arrive Au Burundi. En quoi cette innovation est elle importante pour le peuple Burundais au chapitre de la lutte contre le paludisme?
Ce mardi ,le centre culturel français avait accueilli la troisième conférence internationale sur la cataire. Cette conférence s’inscrit en effet dans une série des activités à l’actif du pouvoir de Bujumbura pour lutter contre le paludisme. Selon le Dr Lydwine Baradahana , Directrice du programme national intégré de lutte contre le paludisme malgré les efforts de Bujumbura , la malaria reste la première cause de morbidité au Burundi.
Elle estime que le pays a tout de même enregistré une diminution de l’épidémies du paludisme à hauteur 22 pourcent par rapport à l’an 2010 grâce notamment à la distribution de la moustiquaire imprégné d’insecticide.
Le taux de mortalité liée au paludisme est aussi allé décroissant parce qu’il est passé de 36 à 21 pourcent selon toujours Dr Lydwine Baradahana . La cataire contribuera aussi à la réduction des victimes de cette maladie et participera aussi à la réduction de la pauvreté selon elle.
De la part d’Albert Mbonerane , représentant légal de l’Action de la Lutte contre la Malaria , l’ALUMA, cette culture est particulièrement utile parce qu’elle dégénère un produit de type insectifuge.
L’Ambassadeur Albert MBONERANE indique de sa part que ce produit dégénère une odeur qui pousse les insectes à quitter le milieu. « Les produits à base de la cataire sont des produits anti moustiques qui pourraient contribuer à lutter contre le paludisme de manière efficace », dit il.
Aujourd’hui dans la commune de Nyabiraba en province de Bujumbura plus de 80 personnes ont déjà cultivé près de 5 ha de cataire. L’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi, ISABU en collaboration et la Société sucrière du Mosso, SOSUMO entendent participer à la multiplication de cette plante médicinale selon les responsables de ces institutions qui y avaient pris part.



