
L’appel lancé par le syndicat SYNAPA demandant au personnel soignant d’observer un mouvement de grève continue son cours normalement en Mairie de Bujumbura. Dans les hôpitaux de référence de la Mairie de Bujumbura où nous nous sommes rendu pour constater les faits, l’appel largement continue son cours normal puisque seul le service minimum est rendu selon nos constats.
Le personnel soignant se présente au service dans les hôpitaux notamment Roi Khaled, Prince Louis Rwagasore, Prince Régent Charles mais juste pour tuer le temps. Les bancs pupitres qui, normalement sont destinés à recevoir les malades sont utilisés par le personnel soignant qui passe son temps à parler en faisant en même temps le service minimum. Seul l’hôpital militaire de Kamenge qui enregistre un personnel composé généralement de militaires de l’armée Burundaise, continue à fonctionner comme d’habitude.
{{Quelles sont les revendications de SYNAPA ? }}
Selon Mélance Hakizimana , président du syndicat SYNAPA estime que cette grève illimitée a été causée par l’absence d’un cadre de dialogue sociale que ce syndicat avait réclamée auprès des hautes autorités de ce pays mais sans succès. « Seul le gouvernement pourra mettre fin à cette grève s’il en a besoin », a-t-il souligné.
Pour Mélance Hakizimana , le SYNAPA réclame l’application intégrale des accords signés entre celui-ci et le pouvoir de Bujumbura de l’époque en 2009. Ces accords, fruit de larges négociations entre le SYNAPA et le pouvoir de l’époque, ont constitué un ouf de soulagement pour le personnel soignant en général en matière de traitement salarial comme l’affirment plus d’un.
Le SYNAPA réclame aussi que le mode de fonctionnement de la mutuelle de la fonction publique qui ne leur accorde pas de soins de santé avec facilités soit revu aussi en faveur du personnel soignant.
Le nouveau projet de loi de politique d’harmonisation des salaires des fonctionnaires qui risque de tourner contre eux, fait aussi objet de leurs revendications, a souligné le président du SYNAPA.
Mélance Hakizimana indique que les états généraux devraient être organisés pour que la politique salariale puisse porter ses effets.
Cette grève a été suivie à travers tout le pays même si des cas disparates ont été observés notamment à Muyinga où le personnel soignant a répondu présent au service comme si de rien n’était.
La ministre de la santé publique en collaboration avec celle de la fonction publique ont intimé l’ordre au personnel de la santé de reprendre le travail hélas sans succès.



