
La grève à l’ENS vient de durer 2 jours. Le personnel de l’ENS vient de passer 2 jours en grève sur fond de réclamation des arriérés de salaires de plusieurs ordres comme le confirme Dr Etienne Barahinduka le représentant du syndicat des travailleurs de l’ENS.
Au cours d’un point de presse ce vendredi, ce représentant du syndicat des travailleurs de l’ENS et en même temps professeurs dans cette institution a dit qu’ils ont été relégués à l’écart par leur employeur au regard de la façon dont leurs collègues de l’Université du Burundi sont bien considérés en terme de traitement salarial. Selon lui, les enseignants et autres catégories de l’Université du Burundi ont des salaires qui sont conformes à quelques degrés près aux normes en vigueur dans la fonction publique.
Mais il déplore aujourd’hui de voir que leurs requêtes relatives aux arriérés de salaires sont sans issue au niveau de l’ENS. De la part du Dr Etienne Barahinduka, représentant du syndicat des travailleurs de l’ENS, les revendications du personnel sont de 4 ordres. Les personnes qui ont été engagées les premières à l’ENS en 1999 ont été amputées de leurs grades au cours de cette année, une pratique qu’il qualifie d’inédite puisque les salaires ont directement connu une baisse selon Dr Etienne Barahinduka .
Le personnel des catégories de direction, de collaboration même et d’exécution réclame aussi les arriérés de primes et indemnités de janvier 2010 à juillet 2011.
Dr Etienne Barahinduka indique aussi qu’ils réclament des arriérés de salaires consécutifs à l’accord de 2003 entre l’ENS et la fonction publique qui n’a pas été mis en application jusqu’en 2010. Le personnel de l’ENS, enseignant et administratif, réclame aussi les arriérés de salaires de 2010 à aujourd’hui.
Les revendications salariales, ces derniers jours se posent avec acuité puisque les grèves dans les secteurs de la santé et autres ont un même fond. C’est-à-dire la problématique autour des rémunérations salariales, car l’argent est l’honneur de la guerre, dit on.



