Le sénat voudrait en savoir plus sur la grève du Synapa, et les dégats

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    La ministre de la fonction publique indique que la grève du personnel paramédical regroupé au sein du syndicat est illégale. Elle promet en même temps des sanctions contre les grévistes qui n’ont pas accepté de reprendre le travail ce vendredi.

    Au cours des questions orales ce vendredi devant le Sénat, Annonciate Sendazirasa a estimé que le gouvernement n’a rien ménagé pour venir à bout de leurs demandes.

    De la part de la ministre de la fonction publique, le gouvernement a patienté à prendre des sanctions à l’instar d’un beau papa hélas, si les choses continuent de la sorte, le gouvernement n’hésitera pas à prendre des sanctions, tels les licenciements contre eux.

    Les infirmiers qui faisaient sit in dans les hôpitaux et centres de santé ont été sommés de quitter notamment en province de Muyinga, Makamba , Bururi, Rutana, Gitega, et autres selon le vice président du SYNAPA Fidèle Niyonkuru .

    “Le service minimum qui était rendu a été interrompu”, a t il souligné. A Muyinga par exemple, quand les infirmiers qui faisaient le service minimum ont rejoint les autres syndicalistes, certains des malades sont rentrés non pas qu’ils avaient guéri mais plutôt par manque d’infirmiers pour leur donner des médicaments selon le syndicaliste sur place.

    De la part de Fidèle Niyonkuru , la seule solution de sortie de cette crise réside dans le dialogue autour des questions qui font objet de leurs revendications à savoir les primes d’éloignement , la régularisation des salaires conformément aux clauses de 2009 avec le gouvernement et autres .

    « Nous aussi sommes des humains. Il serait mieux que le travail reprenne », a-t-il souligné en conditionnant la reprise du travail par le début du dialogue .

    Zénon Manirakiza , responsable de la commission prévention des conflits au sein de l’institution des Bashingantahe,dit que le secteur de la santé et celui de l’éducation sont les éléments clés . “Aussi longtemps qu’ils ne se portent pas bien comme on l’observe aujourd’hui , difficile de dire que le pays se porte à merveille” a t il ajouté .

    Difficile de converger sur la nécessité du dialogue certes au regard des réactions des protagonistes, mais dans l’entre temps les pertes sont énormes à travers le pays suite à cette grève comme le souligne le vice président du SYNAPA.

    Selon Manirakiza, les Bashingantahe sont disponibles pour apporter leurs contributions pour que ces personnes reprennent le travail notamment à travers une facilitation comme ils l’ont fait en 2006 pour les enseignants .

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