
« Les Burundais dans leurs diversités devraient travailler ensemble pour que la Commission Vérité et Réconciliation aboutisse à des résultats qui satisfassent la population », ce sont les propos de Sylvestre Ntibantunganya ce vendredi après que le projet de loi portant mise en place de la CVR ait été envoyé sur la table du parlement pour adoption.
La société civile, estimant qu’il a dépouillé de sa substance, indique que ce projet contraste avec les attentes de la population lors des consultations puisque la justice n’a pas eu la place qui lui revient.
Pour le président Sylvestre Ntibantunganya il y a des personnes morales et physiques qui devraient avoir une place de choix pour que cette CVR n’accouche pas d’une souris.
L’actuel sénateur burundais indique qu’il y a cinq anciens présidents dans ce pays qui sont encore en vie qui devraient se rencontrer pour émettre leurs propositions dans la recherche de la vérité parce qu’ils ont vécu les périodes sombres qu’a connues ce pays tout au long de l’histoire.
L’ancien président de la république du Burundi indique qu’il y a, dans ce pays, quatre partis politiques qui ont fait et défait l’histoire de ce pays. Ces partis politiques sont notamment l’Uprona, le Frodebu, le FNL et le CNDD FDD. Sylvestre Ntibantungnya estime que ces organisations politiques ont joué un rôle important dans ce pays qu’il serait aberrant de ne pas chercher à s’imprégner de leurs positions quand l’on a besoin de connaître la vérité pour le Burundi.
Un diplomate accrédité à Bujumbura qui garde l’anonymat dit que les Nations Unies ne vont pas continuer à appuyer la CVR parce le projet qui est à la table du parlement en attente d’adoption n’est pas le fruit de tous les partenaires Burundais en particulier parce qu’il relègue à l’écart le domaine de la justice qui avait pourtant été réclamé par la population pendant les consultations.




