
Le correspondant de RFI Hassan Ruvakuki est condamné en appel ce mardi à Gitega à trois ans de prison.
Arrêté en novembre 2011 à Bujumbura par les services de renseignement burundais, aux « allures d’enlèvement » selon le syndicat des journalistes burundais, il sera accusé d’avoir participé aux actes terroristes et condamné à une peine à perpétuité à Cankuzo.
Trois ans de service pénal est donc le verdict qui vient de tomber sur les épaules de Ruvakuki est ses coaccusés par la cours d’appel de Gitega, en remplacement d’une peine à vie prononcée par le tribunal de grande instance de cankuzo.
L’Union Burundais des Journalistes, UBJ, rejette cette condamnation. Selon son président Alexandre Niyungeko, Hassan Ruvakuki devrait plutôt être libéré que d’être condamné.
« C’est regrettable, la justice est encore loin » a déclaré le président de l’UBJ, soulignant que Hassan ne faisait que son métier lorsqu’il a été arrêté, et jure aller saisir des instances juridiques supérieures.
Ruvakuki, arrêté le 28 novembre 2011 à Bujumbura, sera conduit à Cankuzo au camp Mutukura, puis à la prison de Ruyigi et en fin à la prison de Muramvya où il croupit depuis belles lurettes jusqu’à présent. Il a clamé son innocence dans ses séries d’audition, soulignant qu’il s’était rendu en Tanzanie pour son travail et non pour s’associer aux terroristes.




