Manifestations contre une parodie de justice sur Ruvakuki

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    Près d’une cinquantaine de journalistes burundais ont fait marche manifestation ce mardi matin pendant près de 30 minutes dans la capitale Bujumbura en réaction contre l’emprisonnement à trois ans qui a été prononcé contre le journaliste Hassan Ruvakuki la semaine dernière.

    Cette marche manifestation qui avait pour objectif de décrier ce procès prononcé contre notre confrère a commencé vers 8 heures du matin, heures de Bujumbura.

    Les journalistes de la presse privée en général ont fait le tour des locaux abritant le parquet général de la république et du Building des finances.

    La police burundaise, même si elle a laissée les journalistes exprimer sa colère en signe de soutien à Hassan Ruvakuki en manifestant, les a cependant empêchées de s’approcher du parquet général de la république.

    La fin de la marche manifestation a pris fin avec le mot de circonstance. Le directeur de la Radio Sans Frontière Bonesha FM, visiblement en colère, a indiqué qu’au regard du procès qui a été rendu à l’endroit de notre confrère Hassan Ruvakuki, la justice burundaise n’est pas du tout indépendante.

    «Ce n’est pas seulement le journaliste Hassan Ruvakuki qui a été victime de parodie de justice mais aussi les autres personnes qui étaient avec lui dans ce procès. La justice a prononcé le jugement à l’endroit de ces personnes en tenant compte de leurs opinions politiques uniquement », a-t-il souligné.

    La cour d’appel de Gitega dans le centre du Burundi a en effet décidé de couper la poire en deux. Alors que le tribunal de grande instance de Cankuzo, dans l’est du pays, avait condamné Hassan Ruvakuki à la prison à perpétuité pour « actes de terrorisme », la cour d’appel de Gitega a décidé de reformuler le premier jugement. Elle a condamné le journaliste de la radio Bonesha FM et correspondant de RFI en swahili à trois ans de prison ferme pour « s’être rendu coupable dans l’infraction de participation à une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens ».

    Pour les responsables des médias au Burundi le fait qu’un tel jugement ait connu ces revirements dans la qualification implique sans nul doute une main politique derrière le procès.

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