
Le président de l’Observatoire pour la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques, Gabriel Rufyiri, a plaidé pour la transparence dans la gestion de la caisse destinée aux victimes de l’incendie du marché centrale de Bujumbura.
Au cours d’une conférence de presse de ce mercredi, le président de l’OLUCOME a indiqué que beaucoup de citoyens et autres âmes charitables hésitent jusqu’à présent de donner leurs contributions en faveur des victimes de l’incendie qui a ravagé le marché central de Bujumbura parce que le pouvoir de Bujumbura n’a pas clarifié la façon dont l’argent qui sera collecté sera utilisé.
Gabriel Rufyiri a signalé que deux commissions devraient être mises sur pied pour statuer sur la façon dont la somme qui sera collectée sera utilisée.
Dans une correspondance qu’il a transmise au deuxième vice président de la république du Burundi, le président de l’OLUCOME estime que ces deux commissions devraient être mises sur pied pour suivre et gérer ces fonds qui seraient collectées.
La première commission devrait avoir pour mission de suivre les activités qui seraient accomplies sur base de ce fond, à savoir l’aménagement du marché où les victimes devraient travailler en attendant que le marché central soit convenablement réhabilité.
Pour l’OLUCOME, cette commission devrait être composée de certains des victimes du marché central de Bujumbura et des commerçants.
L’autre commission aurait pour mission d’évaluer la lumière qui aurait caractérisée la gestion des fonds de cette caisse.
« Cette commission devrait être composée de certains des membres de la société civile et des représentants du pouvoir de Bujumbura », a souligné le président de l’OLUCOME.
En partant du passé, le président de l’OLUCOME indique que la gestion des fonds du genre n’a pas toujours été caractérisée par une transparence.
« Jusqu’à présent nous ne savons pas comment le fond dénommé effort de guerre a été utilisé » a-t-il dit en faisant référence au passé en doutant en même temps de ce manque de crédibilité de nature à refaire surface.
Cette sortie médiatique de l’OLUCOME a lieu quelques jours après l’abrogation de la décision portant reconnaissance du Syndicat Général des Commerçants, SYGECO en sigle, par la ministre de la fonction publique et du travail. La décision avait été décriée par la société civile notamment parce que ce syndicat s’était investi tellement en porte parole des victimes du marché après l’incendie du marché central de Bujumbura le 27 janvier de cette année.



