
Le représentant de l’APRODH se sert d’une ironie pour fustiger le procès prononcé contre l’ancien chef de zone de Nyabitare en commune de Gisuru de la province de Ruyigi Patrice Mazoya ce mercredi. « L’APRODH n’a pas du tout été surprise. L’issue du procès était prévisible », a-t-il souligné.
Patrice Mazoya a été blanchi par le parquet de Ruyigi dans un procès qui l’opposait d’Ernest Harimenshi, un jeune homme dont les bras sont aujourd’hui paralysés suite aux tortures qu’il a subies au cachot zonal en 2011. L’intéressé avait porté plainte mais les yeux restent braqués sur les imperfections qui ont émaillé le déroulement du procès comme le souligne le représentant de l’APRODH dans cette province de l’Est du Burundi.
Félicien Bikorimana, représentant de l’APRODH dans cette province de Ruyigi qui parle de parodie de justice dans ce procès, a relevé une série de manquements ayant charactérisé le déroulement du procès en date du 24 janvier.
Il a dit que le ministère public a refusé d’appeler les présumés accusés dans ce dossier, à savoir les militaires qui l’avaient torturé sur ordre du chef de zone sous prétexte qu’ils furent mutés ailleurs après l’infraction.
« L’avocat d’Ernest Harimenshi n’a pas eu aussi l’occasion de s’imprégner du contenu du dossier avant la tenue de la séance. Le ministère public ne lui a pas autorisé de plaider en faveur de son client», a-t-il souligné.
Outre la torture d’Ernest Harimenshi , l’ancien chef de zone est présumé accusé d’avoir tué trois personnes originaires de Nyabitatare en 2011. Ces hommes furent retrouvés trois jours plus tard sans vie alors qu’ils avaient été incarcérées dans cette zone, indique encore ce défenseur des droits de l’homme de Ruyigi.




