Affaire Ruvakuki: La police en pleine cache-cache avec les journalistes

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    Les journalistes ont fait une marche manifestation pour réclamer la libération de leur confrère Hassan Ruvakuki ce mardi à partir de 8 du matin jusqu’à 9 heures bien que celle eut été interdite par le maire de la ville de Bujumbura.

    Cette marche manifestation a commencé devant les locaux du siège de l’entreprise de télécommunication Léo Burundi. Après plus de 250 mètres de manifestation pacifique en direction du parquet général de la république, ils ont été bloqués par la police au carrefour des routes à coté de la station Engen au centre ville de Bujumbura.

    Matraques à la main, les policiers ont sommé l’ordre aux journalistes de rebrousser chemin. Ces derniers se sont d’abord arrêtés pendant près de 20 minutes plutôt que de répondre à la violence par la violence.

    Avant de rebrousser chemin, les responsables des médias ont exprimé leur mécontentement de voir qu’ils ont encore une fois été empêchés de manifester pacifiquement alors que les textes de loi que le Burundi a ratifiés en particulier la constitution de la république autorisent aux citoyens de manifester pacifiquement.

    « Nous sommes choqué de voir encore une fois que la police a été mobilisée pour nous barrer la route alors que la loi fondamentale, la constitution de la république, stipule que la liberté de manifestation pacifique », a-t-il renchéri.

    {{Le maire de la ville était pourtant contre}}

    Les manifestations pacifiques de ce mardi ont eu lieu alors qu’elles avaient été interdites par le maire de ville de Bujumbura ce dimanche.

    Saïdi Juma avait en effet interdit que cette manifestation ait lieu pour ce mardi puisqu’elle constituait une entrave pour l’indépendance de la justice selon ses termes. Au cours d’une sortie médiatique y relative, le vice président de l’Association Burundaise des radios diffuseurs s’était inscrit en faux contre ces propos du maire de la ville.

    Il avait dit que malgré les propos du maire ne convergent pas avec le contenu de la constitution et que la manifestation allait inéluctablement avoir lieu comme prévue.

    La violence policière n’a pas été au rendez vous au cours de cette manifestation certes, contrairement à ce qui s’est passé la semaine dernière quand les grenades à gaz lacrymogène sont tombées causant plus de panique.

    Depuis ces derniers jours, les journalistes ont décidé que tous les mardis ils vont faire une marche manifestation en faveur de la libération d’Hassan Ruvakuki une fois par semaine.

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