
Mamert Sabushimike, président de l’Association des amis de la nature, plaide pour la lutte contre la consommation des boissons prohibées à travers le pays. Une enquête faite par l’Association des amis de la Nature dans 46 communes et 4 prisons du pays au mois de février 2013 montre que la consommation de ces boissons constitue un mal. Mamert Sabushimike relève les communes où le problème de boisons prohibées se pose avec acuité à savoir Nyanza-Lac, Gihanga, , Mbuye, Kiganda, Kabezi, Buganda, et Giheta.
L’hygiène des récipients et autres matières utilisées dans la fabrication de ces boissons semblent ne pas exister selon le président de l’ l’Association des amis de la nature. Il indique que les fabricants de ces produits prohibés se servent du mélange de la farine de maïs avec des déchets d’écorces pourries des maniocs et couverts de moisissures pour obtenir du Kanyanga pour illustration.
Les fûts et les tuyaux dont ils se servent sont extrêmement rouillés, selon lui. Ils utilisent aussi un mélange d’ananas, du sucre, de la levure, du thé, des graines du tabac et quelques fois du chanvre dans une certaine quantité d’eau pour obtenir une boisson communément appelée Umubarbe de la part du président de l’Association des amis de la nature, qui juge ces combinaisons nocives sur la santé.
Cette enquête a montré que la consommation de ces boissons a des effets nocifs sur la santé de ceux qui les boivent notamment l’amaigrissement, et diminution des forces, souligne encore Mamert Sabushimike .”Ils présentent de l’œdème au niveau des joues, des orteils, des pieds, des jambes et des bras et même certains ont des difficultés à accomplir les rapports sexuels tandis que pour d’autres le désir sexuel devient inassouvi”, a t il renchéri .
Cette association plaide pour que la police s’acquitte de ses devoir de surveillance rigoureuse de ces produits nocifs sur la santé des citoyens et en particulièrement au ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida.



