
Alexis Nibasumba, correspondant de la Radio Associative Bonesha FM a été agressé par un groupe de 4 jeunes hommes devant la permanence du parti présidentiel, le CNDDFDD à Rumonge.
« C’était vers 9h quand je tentais de vérifier une information reçue aussitôt, selon laquelle, les femmes étaient convoquées à passer d’abord dans la permanence du CNDDFDD avant d’aller voter leurs représentantes au niveau communal que j’ai reçu des coups de la part de ces jeunes », fait savoir le correspondant de Bonesha FM au sud du pays.
Selon lui, ces jeunes qui, sont débarqués quelques minutes après lui, lui ont intimé l’ordre de dégager dans l’immédiat mais, le journaliste a voulu savoir l’identité de ces jeunes quand, soudain, ils sont revenus et lui ont giflé avant de tomber par terre.
« Je me suis réveillé déjà parterre et mes téléphones étaient dispersé parterre, je me suis relevé et suis allé me cacher dans une maison d’à côté, et ces 4 jeunes sont entré dans la permanence du CNDDFDD » déclare Nibasumba.
Le correspondant de la Radio Boinesha FM souligne qu’il n’est pas prêt à céder face à l’intimidation car son métier est un signe de la démocratie.
« Même actuellement, je suis en train de suivre les élections des représentantes des femmes à Rumonge, après la douleur causée par la brutalité de ces jeunes » rassure Anicet Nibasumba, soulignant que ce ne sont pas des intimidations ou des gifles, ou autres mauvais traitements qu’il va déposer le tablier.
Contacté à cette situation, le président de la Ligue des Jeunes du parti CNDDFDD Denis Karera a répondit qu’il suivait une réunion et il a été impossible de cueillir sa réaction face à ces accusations de Nibasumba.
Ce n’est pas la première fois qu’un journaliste se fait passé à tabac par un groupe de jeune affilié à parti politique. Il y a quelques mois, Eloge Niyonzima, correspondant de la RPA à Bubanza (ouest) a été tabassé par un groupe de jeunes dans un bistrot à Bubanza, jusqu’à ce que blessures s’en suivent.
Devant la justice, le correspondant de la radio publique africaine a perdu le procès mais avait souligné qu’il n’était pas, lui aussi, prêt à céder son tablier suite aux menaces.




