
« La partie civile et la partie condamnée ont pris l’option de réclamer un procès équitable dans le meurtre d’Ernest Manirumva . Cela est un événement inédit dans l’histoire de la justice au Burundi » ce sont les propos Bernard Maiguin ce jeudi dans une conférence de presse 4 ans après la mort d’Ernest Manirumva , ancien vice président de l’Observatoire de la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques.
Cette conférence a été animée conjointement par Me Isidore Rufyikiri, Prosper Niyoyankana et Bernard Mainguin de nationalité belge. Ils ont plaidé pour que l’arrêt qui a été rendu par la cour d’appel de Bujumbura soit cassé et qu’un autre procès ait lieu parce que premier a été caractérisé par une absence totale de débat contradictoire.
Me Prosper Niyonyankana , avocat de la partie civile partie civile a regretté de constater que le ministère public s’est gardé d’enquêter sur les rapports de la 3ème commission de la FBI. Les Etats unis avaient souligné la nécessité de prélever les tests ADN sur certaines autorités de la police et du service nationale des renseignements que cette commission avait trouvée suspectes dans le meurtre d’Ernest Manirumva.
« Nous estimons que personne n’est au dessus de la loi raison pour laquelle certaines personnes devraient écoutées pour que la vérité dans le meurtre du vice président de l’OLUCOME soit connue » a-t-il souligné.
Avec des mots non moins durs, Me Rufyikiri Isidore a indiqué qu’Ernest Manirumva aurait été victime d’une enquête qu’il a avait faite sur l’achat des armes par le pouvoir de Bujumbura mais qui ne sont jamais arrivées dans les institutions de défense et de sécurité. « Aujourd’hui la justice veut endosser tous les péchés d’Israël sur de simple boucs émissaires » a-t-il souligné.
Me Bernard Mainguin a aussi parlé de ce qu’il qualifie de rigolo. Il a dit qu’il a reçu des menaces de mort de la part du Général Adolphe Nshimirimana qui a été citée dans ce rapport de la FBI.
Ernest Manirumva a été enlevé de sa maison le 9 avril 2009. Certains éléments de la police et du service national des renseignements qui furent cités dans son exécution ont fui le pays, d’autres ont été à leur tour fait passés par les armes.




