Journée mondiale de la liberté de la presse : Une célébration sur fond d’inquiétude

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    Le président de l’Union Burundaise des journalistes a indiqué ce vendredi que les journalistes exercent ce métier au Burundi dans un contexte malsain au regard du projet de loi régissant la presse qualifié de liberticide par plus d’un.

    Au cours d’une rencontre des responsables de la presse avec les journalistes et d’autres organisations d’appuis aux médias au Burundi juste après une marche manifestation pacifique à Bujumbura, le président de l’Union Burundaise des journalistes , Alexandre Niyungeko, n’a pas caché sa colère. Pour lui, le nouveau projet de loi en cours de promulgation ou non par le président constitue une épée de Damoclès pour la presse au Burundi.

    Il a dit que l’obligation au journaliste de révéler les sources et de ne pas traiter les sujets ayant trait à la vie du pays comme la sécurité et l’économie du pays sont significatifs d’un retour en arrière pour le droit et le devoir d’informer.

    De la part du président de l’Union Burundaise des journalistes pendant les états généraux pour la presse et la communication qui eurent lieu en 2009, le souci de la presse burundaise était de voir la dépénalisation des délits de presse devenir une réalité mais aujourd’hui le journaliste ferra face à une loi aussi rétrograde par rapport à celle de 2003 si une fois ce projet de loi venait à être promulgué par le président de la république.

    Les personnes présentes dans la salle ont toutes demandé au président de la république de décider seul comme un père de famille en refusant de promulguer ce projet de loi qui, selon eux est significatif du refus de la démocratie au Burundi.

    La Ligue des Droits de l’homme dans la région des Grands Lacs et l’Ambassade des Etats Unis au Burundi viennent de plaider à l’instar des autres organisations pour demander au numéro un du pays de ne pas promulguer ce projet de loi.

    Malgré ces positions aussi tranchées à l’égard de ce projet de loi, le représentant de gouvernement dans ces débats n’a jamais parlé à propos de ce projet ce vendredi. Même le président de la république s’est gardé d’en dire quelque chose le premier mai lors de son message à la nation et même dans son discours officiel en province de Ngozi.

    Ce silence face aux nombreuses critiques est tel au moment où plus de 11.200 personnes ont montré qu’ils ne veulent pas ce projet de loi aussi mauvais à travers à travers une pétition distribuée dans plusieurs centres du pays.

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