
Au moins 17 éléments d’un groupe non encore identifiés (voir la photo) 4 militaires de l’armée régulière congolaise ont laissé leurs vies dans des combats entre ce groupe et les Forces de la République Démocratique du Congo (FARDC), selon une dépêche du Projet Onde des Grands Lacs.
Des combats meurtriers ont eu lieu, selon cette source, ce mercredi vers 4h du matin heure de Goma, entre les FARDC et un groupe de miliciens, qui feraient « partie de la bande à Hilaire Kombi, un officier ayant fait défection de l’armée régulière », selon la dépêche.
Selon cette dépêche de Ondes des Grands Lacs citant des sources sur place à Beni « les combats ont duré environ deux heures avant que les assaillants qui ont attaqué le camp militaire des FARDC appelé OZACAF se trouvant dans le quartier résidentiel dans la commune de Bungulu, ne soient mis en déroute pour enfin prendre fuite vers toutes les directions et dix-sept (17) éléments assaillants ont été tués pendant que cinq d’entre eux ont été capturés ».
Le Maire de la ville de Beni Bwanakawa Masumbuko Nyonyi a demandé la population de Beni de vaquer à leurs activités, se servant des radios et télévisions émettant depuis cette même ville.
Malgré cet appel, des sources citées par la dépêche disent que les craintes ont fait les écoles, les boutiques, les marchés, les stations-service, les banques et coopératives d’épargne et de crédits n’ont pas ouvert leurs portes ce mercredi et jeudi.
Après ces combats meurtriers, ce sont les éléments de l’armée régulière congolaise et la police qui sont déployés dans les rues de la ville de Beni selon notre source.
La ville de Beni est située plus au nord de la ville de Goma et du Lac Edouard et au nord –est de la République Démocratique du Congo dans la province du Nord-Kivu. Elle comprend un maire et plus de 99.0000 habitants, et est située à moins de 70km de la frontière congolaise avec l’Ouganda, non loin de la foret de l’Ituri, à proximité du Parc National des Virunga.
La ville de Beni est un point stratégique dans les conflits armés de ce pays.
En 2011, elle a été le théâtre meurtrier des combats entre les pays et groupes armés de ce pays, des combats qui ont permis à Kinshasa de re-contrôler, administrativement et militairement sa partie orientale, empêchant ainsi la balkanisation de la RD Congo.
L’Est de la République Démocratique du Congo fait face à des cas d’insécurité obligeant les habitants à fuir vers les pays limitrophes ou des centres les plus sécurisés.
Ainsi, le HCR, motivé par la croissance des effectifs des réfugiés ou demandeurs d’asile au Burundi, vient [ d’ouvrir-> ] un camp au Burundi qui s’ajoute aux trois autres déjà fonctionnels, mais saturés. Son cout s’élève à plus de 2.500.000 USD et pourra accueillir d’ici la fin de l’année, 5.000 réfugié, mais avec une capacité d’accueil de 13.000 réfugiés.
Situé à l’est du Burundi vers la frontière avec la Tanzanie dans la province de Cankuzo, ce camp est équipé d’une école, d’un centre de santé, d’un système d’adduction d’eau potable long de 13km et des tentes pour hébergement des réfugiés congolais.
Tous les pays limitrophes du Congo ont au moins un camp de réfugiés congolais, sans compter ceux qui sont éparpillés à travers le monde, suite à ces guerres interminables sur son sol, dont certaines d’ailleurs sont imputables aux pays voisins.
Des vies humaines ont été perdues ces dernières années dans ce pays continent, suite aux combats. Au moins 200.000 personnes auraient été tuées, selon des démographes européens, sans compter entre 4 et 5.4 millions de victimes suite à la famine et des maladies après avoir quitté leurs ménages suite aux conflits armés, selon un [rapport de l’International Rescue Committee -> ]




