L’EPU : le Burundi se garde de mettre en applications 39 recommandations

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    Imelda Nzirorera , la directrice générale des droits de l’homme au ministère à la solidarité nationale estime que toutes les recommandations de la Commission des droits de l’Homme de Genève relatives à l’Evaluation Périodique Universelle ne seront pas totalement mises en œuvre par Bujumbura entre 2013 et 2016.

    Au cours d’un atelier de sensibilisation des acteurs de la société civile, des politiques et des agents du Bureau des Nations Unies au Burundi sur l’Etat actuel de ces recommandations ce mercredi à Bujumbura, Imelda Nzirorera a indiqué que certaines de ces recommandations ne seront mises en applications parce qu’elles sont incompatibles avec les us et coutumes de ce pays notamment la légalisation de l’homosexualité.
    D’autres recommandations ne seront pas mises en applications parce que le pays ne serait pas en mesure de répondre à ces recommandations en raison de la pauvreté dans laquelle se trouve le pays.

    Au moment où la liberté d’expression est mise en cause par la nouvelle loi sur la presse récemment promulguée par le président de la république du Burundi, Imelda Nzirorera estime que le Burundi est en exemple en matière de reconnaissance de la liberté d’expression. “C’est une loi à la taille du pays’’ en vue d’empêcher que les dérapages éventuelles aient lieu selon ces termes.

    Quant aux cas d’exécutions extrajudiciaires dont est imputable Bujumbura, Imelda Nzirorera a indiqué que l’infraction pénale est ut singuli c’est-à-dire personnelle. Pour elle, le Burundi ne peut en aucune façon reconnaitre qu’il y a eu des exécutions extrajudiciaires d’une part parce que la peine de mort a été abrogée dans le code pénal et d’autre part parce que cette infraction n’existe pas dans les textes juridiques.

    L’EPU est une thématique chère aux défenseurs des droits de l’homme. Au Burundi, la société civile a pris le devant pour que Bujumbura soit aussi évalué par les Nations Unies en matière de reconnaissance des droits humains. La première évaluation a eu lieu en 2008 au siège de droits de l’homme de Genève.

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