
Mogadiscio (Somalie)-Elle était en perte de vitesse depuis la prise de Mogadiscio en Aout 2011 par le contingent burundais et ougandais de la mission de maintien de la paix en Somalie AMISOM. La milice islamiste Al Shebab garde encore une importante capacité de nuisance.
Elle l’a prouvé mardi dans une attaque à la voiture piégée contre un poste de police somalienne à Beletweyne, une ville située à environ 400 km au nord de Mogadiscio.
L’information a été confirmée par le colonel Ali Aden Houmed, porte-parole des forces africaines de l’AMISOM, qui souligne que le bilan s’alourdit à 22 personnes tuées, parmi elles 17 policiers somaliens.
Ce bilan restent pour certains observateurs un signe éloquent de la forte capacité de nuire de la milice somalienne malgré la perte de vitesse leur imposée par les militaires burundais et ougandais en mission de maintien de la paix.
L’attaque de BeletWayne a, en effet, provoqué un demi-tour des journalistes dépêchés dans cette zone, un hélicoptère des Nations Unies à bord duquel se trouvait ces journalistes a rallié manu militari la capitale somalienne.
Beletweyne devient aujourd’hui la cible privilégiée des Al Shebab, il y a de cela trois semaines, un attentat à la bombe a fait 16 morts, des militaires de l’AMISOM restent la principale Cible de cette milice somalienne proche d’Al Qaeda.
Depuis qu’elle a été sommée de quitter totalement Mogadiscio en 2011, les Shebab se sont retirés dans de vastes zones rurales et opèrent des missions terroristes selon les sources militaires burundaises.
Il faut bien noté que l’AMISOM a pour mission de stabiliser la Somalie, 4.400 hommes vont bientôt s’ajouter à 17 000 déjà sur place pour « réussir » la mission selon une résolution du conseil de sécurité des NU adoptée à l’unanimité la semaine dernière.
La carte jouée par les NU prouve à suffisance qu’elle est loin d’envisager une probable réduction des effectifs militaires, du moins avant 2016, date à laquelle doivent avoir lieu des élections dans le pays, des élections qui se préparent dans un contexte de tensions politiques entre différents clans qui se partagent actuellement le pouvoir. Nombreux observateurs trouvent que l’AMISOM restera encore longtemps en Somalie, une bonne quinzaine d’années selon les estimations, le lieutenant Général Silas NTIGURIRWA, un burundais va prendre le bâton de commandement.




