
Envoyé par Hakizimana Gabriel
Le 12 novembre 2013 a eu lieu à Gatineau l’assermentation du nouveau Maire, monsieur Maxime Pedneaud-Jobin, et les dix-sept conseillers de la ville. La cérémonie s’est tenue à la Maison du Citoyen devant une salle comble; plusieurs invités de marque étaient présents, dont le Maire d’Ottawa, Jim Watson et l’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry.
Au premier rang des invités se trouvait également madame Carine Kanonko, veuve du regretté Ambassadeur Philippe Kanonko disparu voici deux ans jour pour jour.
Dans un discours pourtant court, le Maire Maxime Pednaud-Jobin a tenu à rendre hommage à l’illustre disparu en ces termes émouvant : « (…) Je porte ce soir une cravate, mais ce n’est pas une cravate ordinaire. Elle a appartenu à un ami de ma famille, un ami qui nous a quittés trop tôt. Il s’appelait Philippe Kanonko. Ancien ambassadeur du Burundi au Canada, il représente pour moi la quintessence de l’homme d’État. Un homme capable, dans les environnements les plus difficiles, de s’élever au-dessus de ses intérêts personnels, au-dessus des intérêts de sa communauté d’appartenance, au-dessus de la facilité pour prendre des décisions dans l’intérêt général. Philippe sera toujours avec moi. Merci à son épouse, Carine, d’être avec nous ce soir. (…)»
Ces mots prononcés par un Maire de la quatrième grande ville du Québec, devant un parterre de dignitaires canadiens, honorent la Mémoire de Philippe Kanonko et, à travers lui, sa famille ainsi que toute la communauté burundaise canadienne.
Rappelons que le regretté Kanonko fut tour à tour, Député et ministre de l’Information au Burundi avant de servir comme Ambassadeur au Canada et en France (1981-1993). Après avoir obtenu son MBA de l’Université d’Ottawa en 1995, il a exercé des fonctions de Conseiller senior avant de se joindre en 2006 au Bureau de Services Conseils du Gouvernement au ministère des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.
Philippe Kanonko est décédé inopinément le 1er novembre 2011 à l’âge de 60 ans. La plupart des Burundais vivants au Canada le considéraient comme l’un des piliers majeurs de la jeune diaspora burundaise dans ce pays. Deux ans après son décès, le vide qu’il a laissé est toujours immense.




