
Certains des déplacés fonctionnaires œuvrant dans les services publics proches du site de Ruhororo ne se rendent plus dans leurs postes d’attaches de peur d’être arrêtés et conduits dans les cachots de cette commune de la province de Ngozi.
La neuvième personne à être arrêtée ce mardi est le préfet des études du lycée communal de Ruhororo. Il est accusé d’avoir eu une part de responsabilité dans les heurts nés entre les déplacés de ce camp et les autorités administratives policières la semaine dernière, selon les sources en provenance de Ruhororo. Dans l’après midi de ce mardi, le tribunal de résidence de Ruhororo a aussi entendu à huis clos trois mineurs sur leurs probables responsabilités dans ces heurts qui eurent dans cette partie du Nord du Burundi.
D’autres personnes avaient répondu aux convocations délivrées par l’autorité du tribunal de résidence de Ruhororo heureusement ils n’ont pas fait objet d’incarcérations.
Une liste d’une vingtaine personnes aurait été élaborée par les jeunes du parti au pouvoir notamment par un certain Rivuzimana Balthazar qui habite plus proche du site de Ruhororo.
Ces déplacés regrettent de constater que certaines sont même arrêtés alors qu’au moment des heurts qui eurent lieux dans ce camp de déplacés ils n’y étaient pas.
Pour ces déplacés, ils sont arrêtés en cascade en violation de la promesse du gouverneur de la province de Ngozi qui avait indiqué que personne ne ferait plus objet d’arrestation.
Dans ce centre des déplacés de Ruhororo, les déplacés refusent de rentrer dans leurs lieux d’avant la guerre sous prétexte que la commission vérité et réconciliation n’a pas encore vu le jour. Mais le pouvoir de Bujumbura en collaboration avec la commission nationale des terres et autres biens ne l’entend pas ainsi. Pour Bujumbura, ces déplacés de Ruhororo doivent plutôt regagner leurs villages à l’instar des autres burundais.




