MSD : Le ministère public a requis contre certains d’entre eux une peine à perpétuité

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    Plus de 50 parmi les 69 personnes ont refusé de plaider non coupables ce mardi en évoquant plutôt pour des préalables de formes avant d’entrer dans le fond des dossiers. Le siège a classé sans suite leurs requêtes avant d’entrer par la suite dans le fond de l’affaire des membres du Mouvement pour la Solidarité et le Développement pour la plupart.

    Après 3 heures de débat contradictoire entre les avocats de la défense et les membres du siège, les avocats de la défense ont décidé de quitter la salle d’audience. Ils ont expliqué que la chambre criminelle n’avait pas compétence d’écouter les mineurs et les adultes confondus mais que cela relevait plutôt des chambres pénales ordinaires. Ils ont aussi dit que les infractions qualifiées aujourd’hui de’’ flagrantes’’ n’ont pas raison d’être puisqu’elles manquent d’éléments matériels tangibles.

    D’autres ont évoqué qu’ils n’ont pas eu de temps suffisant pour pouvoir plaider non coupables en faveur de leurs clients. Le siège a persisté arguant que les présumés innocents ont eu le temps suffisant d’étudier ces dossiers pour ne pas continuer à faire reporter à plus tard le procès en disant d’ailleurs que toutes ces questions avaient été à la base du report du procès samedi de la semaine écoulée.

    En entrant dans le fond, ces avocats pour la plupart ont quitté la salle d’audience criant contre une parodie de justice comme d’ailleurs Me Dieudonné Bashirahishize a eu le temps de l’évoquer.

    Le siège a requis une peine à perpétuité pour le premier groupe composé en général de 48 personnes qui étaient dans la permanence nationale du parti MSD.

    Le second groupe était composé de 22 jeunes pour la plupart qui ont été arrêtés entre samedi et dimanche alors qu’ils faisaient du sport. Le ministère public a requis pour ce groupe une peine de servitude de 15 ans.

    Vendredi, le jugement sera prononcé. Parmi ces jeunes, deux mineurs seront écoutés ce mercredi en chambre de conseil de ce même Tribunal de Grande Instance de Bujumbura.

    Ce procès concernait en général des personnes qui ont été arrêtées après l’incident qui s’est produit à la permanence nationale du parti MSD. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles réelles ce jour là à la permanence nationale du parti MSD.

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