Centrafrique : Les soldats burundais préviennent un lynchage

    0
    564


    Les soldats burundais de la Mission de Stabilisation de la République Centrafricaine (Misca) ont dispersé par balle une foule de miliciens chrétiens Antibaraka qui voulaient lyncher un citoyen musulman, nous apprend l’agence Associeted Press.

    Les soldats burundais (voir photo de Fred Ngoga) au sein de cette mission de paix ont tiré sur ce groupe quand celui-ci tentait de tuer un habitant qui essayait de faire une transaction dans une banque de Bangui, selon AP.

    La dispersion qui a eu lieu le weekend dernier a fait six blessés selon la même source, qui ajoute aussi qu’il y a parmi les blessés, des mineurs n’ayant pas dix huit ans, ce qui explique, l’instrumentalisation des jeunes dans ce conflit qui dure actuellement une année.

    Un témoin qui témoigne dit que n’eut été « les militaires burundais qui ont tiré pour prévenir cette attaque », les choses seraient autrement.

    Le weekend dernier, au moins 8 musulmans ont été tués par les miliciens chrétiens et ces derniers s’opposent au travail de la Misca.

    Les Anti Baraka (anti machettes) se plaignent que les soldats burundais et ougandais ou tout le Misca manquent de neutralité dans leur travail.

    Cependant, un responsable de Human Rights Watch explique que la raison derrière ces condamnations des Anti Baraka (Miliciens chrétiens) est que « les forces de maintien de la paix peuvent même utiliser la force pour empêcher les tueries », a dit Peter Bouckaert, responsable de HRW.

    Venus des pays comme le Rwanda, le Burundi, la RDC essentiellement chrétiens, il est difficile que les Anti Baraka (eux aussi chrétiens) puissent convaincre de la partialité de ces soldats eux même essentiellement chrétiens.

    Cependant les effectifs des soldats de maintien de la paix dans ce pays semblent être de loin inférieurs aux attentes des centrafricains et de la Communauté Internationale.

    « L’Union africaine (UA) et la France ont déployé un nombre croissant de troupes de maintien de la paix pour stabiliser la République centrafricaine, mais les soldats de la paix ont été incapable d’arrêter la spirale de la violence », dit le communiqué de Human Rights Watch de ce lundi 24 Mars 2014 sur la crise en République Centrafricaine.

    Depuis une année, les groupes Sereka (musulmans) et anti Baraka (chrétiens) s’affrontent et ces affrontements ont déjà fait des milliers de victimes. Les deux groupes se partagent alors les responsabilités, d’après Human Rights Watch.

    Selon HRW, « les Séléka, principalement des Musulmans de le nord-est du pays ainsi que du Tchad et du Soudan, ont commis des massacres dans de nombreux villages, brûlés et pillés des maisons, recruté des enfants soldats, violé des femmes, et probablement tué des milliers de résidents. Les attaques ont créé une crise humanitaire de grande ampleur, forçant les gens à vivre sans abris, de nourriture ou de soins de santé ».

    De l’autre coté, les Anti Baraka, cette fois-ci des chrétiens « ont commencé en Août 2013 d’attaquer le Séléka et de cibler des civils musulmans présumés soutenir la coalition rebelle. En Décembre, l’anti-Balaka a effectué une attaque à la grande sur Bangui, la capitale, forçant le Séléka de se retirer et de se regrouper. Le Séléka officiellement cédée pouvoir en Janvier 2014 ».

    HRW estime que les deux groupes ont commis des crimes contre l’humanité.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici