Les prisons centrales enregistrent des effectifs pléthoriques de détenus

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    Plus de 8 milles détenus sont éparpillés dans les 11 prisons centrales se trouvant ici et là dans le pays alors que leurs capacités d’accueil se chiffrent à près de 4 milles selon le directeur administratif et juridique au sein de la direction général des affaires pénitentiaires.

    Au cours d’une interview qu’il accordée à la radio Isanganiro ce jeudi, Gérard Sindayanza a reconnu effectivement que les détenus sont en effectifs pléthorique dans les prisons centrales à travers le pays.

    Il a indiqué que ces maisons de détensions ont été construites avant l’indépendance du Burundi et se trouve en mauvais état. Selon lui, le gouvernement essaie de les nourrir à hauteur de ses moyens, soit deux fois par jour.

    Parmi ces détenus, près de 1000 sont des vulnérables et sont constituées d’enfants, de femmes, de vieillards et d’autres. Des solutions par rapport à cet effectif pléthorique sont en route selon Gérard Sindayanza .

    Il a indiqué qu’une commission permanente chargée de suivre de près les demandes de libération provisoire est en place et qu’elle a déjà inventorié plus de 100 détenus qui réclament une liberté conditionnelle.

    Le ministre de tutelle en collaboration avec le gouvernement est en train de voir comment il pourrait procéder pour remplacer certaines peines par les travaux d’intérêt communautaire.

    La grâce présidentielle à certaines catégories de personnes pourrait réduire les nombre de locataires de maisons de détentions selon toujours Gérard Sindayanza, directeur administratif et juridique au sein de la direction générale des affaires pénitentiaires.

    Le président de l’APRODH, une association pour la promotion des droits de l’homme et des détenus au Burundi estime que l’une des causes de ces effectifs pléthoriques est l’administration de la justice.

    Pierre Claver Mbonimpa demande aux magistrats de faire ce métier non pas comme une activité de simple fonctionnaire mais plutôt comme un apostolat. Les juges devraient s’investir pour traiter leurs dossiers des détenus à la va vite.

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